histoire apparition rue du bac

18 juillet 1830

Apparition de notre dame au 140 rue du bac à paris – la médaille miraculeuse.

Sœur Catherine Labouré s’é­tait cou­chée pleine d’es­poir, ce 18 juillet 1830. C’était la fête du fon­da­teur des Filles de la Charité : Saint-​Vincent de Paul… et elle avait ava­lé la petite relique reçue de la Mère Supérieure en deman­dant au grand saint la faveur de voir un jour la Sainte-Vierge.

Vers minuit, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la cha­pelle ; la Sainte Vierge vous attend. » Croyant rêver, Catherine se lève, s’ha­bille et suit l’en­fant. La mai­son est tout illu­mi­née et les portes fer­mées à clef s’ouvrent faci­le­ment sous les doigts de l’enfant.

À la cha­pelle, Catherine est à peine age­nouillée qu’elle entend le frou­frou d’une robe de soie. La sainte Vierge est là, res­plen­dis­sante. Elle s’assoit dans le fau­teuil de l’au­mô­nier, Catherine se jette à ses genoux. Et pen­dant deux heures, la Vierge Marie parle à Catherine comme une mère qui se confie à son enfant. Catherine a les mains jointes sur les genoux de Marie…

Ensuite, la vie ordi­naire, jus­qu’au 27 novembre 1830. Ce soir-​là, un same­di, vers 17h30 , pen­dant que les Sœurs se trou­vaient réunies à la cha­pelle pour la médi­ta­tion, la Sainte Vierge revient.

Catherine l’a­per­çoit, debout, les pieds posés sur un globe ter­restre, où s’a­gite un ser­pent de cou­leur ver­dâtre. La Vierge avait le pied posé sur le bête immonde. Elle dit à Catherine :

« Cette boule repré­sente le monde entier, la France, chaque per­sonne en par­ti­cu­lier. » (N’est-​ce pas l’Immaculée Conception ? Le démon cher­chant à étendre son emprise et Marie qui entrave sa marche en le fou­lant au pied comme c’est annon­cé dans la Bible?)

La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit sur­mon­té d’une croix d’or. Elle l’of­frait à Dieu d’un geste suppliant…(N’est-ce pas le sym­bole de sa Médiation uni­ver­selle à côté du Médiateur et de sa royau­té uni­ver­selle?) Tout à coup les doigts de ses mains se rem­plissent d’an­neaux por­teurs de dia­mants qui jettent des rayons de tous côtés…Elle dit :

« C’EST L’IMAGE DES GRÂCES QUE JE RÉPANDS SUR LES PERSONNES QUI ME LES DEMANDENT… » Et pour expli­quer les pierres qui ne pro­jettent pas de rayons. Elle dit : « C’EST L’IMAGE DES GRÂCES QUE L’ON OUBLIE DE ME DEMANDER. » À ce moment, se forme autour de la Vierge un tableau ovale sur lequel Catherine voit appa­raître en lettres d’or : « Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS ! »…

Puis le tableau paraît se retour­ner. C’est le revers de la médaille : un grand M , ini­tiale de Marie, sur­mon­té d’une croix. Au-​dessus, les deux Cœurs : celui de Jésus, cou­ron­né d’é­pines ; celui de Marie, per­cé par le glaive…douze étoiles entourent ce tableau.

Catherine mou­rut 46 ans après les appa­ri­tions sans jamais avoir révé­lé son secret à d’autres qu’à son directeur…Son corps, par­fai­te­ment conser­vé, est dans la cha­pelle des appa­ri­tions, sous la sta­tue de la Vierge au globe.

Symbolismes de la vision du 27 novembre 1830

Premier symbole : le serpent .

Le pre­mier et le plus appa­rent de ces divers sym­boles est « un ser­pent de cou­leur ver­dâtre, avec des taches jaunes » que Sœur Catherine a remar­qué sous le pied de la Vierge qui l’écrase.

La pié­té popu­laire ne se trompe pas, en dési­gnant sous ce geste le pri­vi­lège de l’Immaculée-​Conception, ain­si que l’a démon­tré un artiste catho­lique, Maurice Vlogerg. « La pré­dic­tion de la Genèse est à l’o­ri­gine de cette sym­bo­lique. On connaît le texte biblique ; « Je met­trai une ini­mi­tié entre toit et la femme, entre ta pos­té­ri­té et sa pos­té­ri­té ; celle-​ci te meur­tri­ra à la tête et tu la meur­tri­ras au talon. » [1]

Qu’on rap­porte l’acte d’é­cra­ser le ser­pent à la Femme, sui­vant le texte de la Vulgate, ou, confor­mé­ment à l’o­ri­gi­nal hébreu, à la pos­té­ri­té de la Femme, c’est-​à-​dire le Messie, l’o­racle pro­clame de toutes manières le triomphe de Marie sur la Bête. » [2]

Saint-​Pierre Fourier, au XVIIe siècle, « répan­dait des médailles où le ser­pent, pla­cé plus bas que le pied de Marie, encer­clait de sa tête jus­qu’à sa queue le globe du monde. » Trait vrai­ment bien choi­si pour attes­ter que la Mère de Dieu échappe à la malé­dic­tion universelle.

Marie semble avoir approu­vé cette image, car c’est la même dont la sœur Catherine Labouré vit l’empreinte sur la Médaille mira­cu­leuse. (1830). Depuis cette appa­ri­tion, le thème ico­no­gra­phique de la Vierge au rep­tile est fixé pour long­temps. » [3]

Deuxième Symbole : La robe

La Vierge est habillé de blanc vêtue d’une robe de soie « blanche aurore », mon­tante, manches plates, taillée « à la Vierge », c’est-​à-​dire dans la sim­pli­ci­té qui épouse au cou, aux épaules, aux bras, direc­te­ment les formes du corps.

Ce deuxième sym­bole n’évoque-​t-​il pas l’autre aspect, l’as­pect posi­tif de l’Immaculée Conception, à savoir la pre­mière grâce, la sain­te­té ini­tiale du Cœur de Marie ? L’introït de la Messe du 8 décembre place, en effet sur les lèvres de l’Immaculée, ces paroles d’Isaïe : « Je me réjoui­rai avec effu­sion dans le Seigneur et mon âme sera ravie d’al­lé­gresse en mon Dieu, car il m’a revê­tue des orne­ments du salut, il m’a enve­lop­pée du man­teau de jus­tice, comme une épouse parée de ses joyaux. » [4]

Troisième Symbole : Le voile

Un voile blanc cou­vrait la tête de l’Apparition et des­cen­dait de chaque côté jus­qu’aux pieds.

Ce voile paraît bien signi­fier la consé­cra­tion vir­gi­nale du Cœur Immaculée de Marie. L’usage du voile, dans l’Eglise, est spé­cia­le­ment réser­vé aux vierges qui se donnent à Dieu dans la vie religieuse.

Peut-​être pourrait-​on y voir aus­si une image de la « Vierge au man­teau », de la Mère de misé­ri­corde, de la toute-​puissante inter­ces­sion de Marie, telle qu’on la repré­sen­tait avec les sar­casmes de la Réforme. « Méprisée des esprits forts et des cœurs durs, l’i­mage fut délais­sée par l’art et la dévo­tion, » [5] Marie aurait-​elle vou­lu, sous ce sym­bole, intro­duire l’i­dée de sa Médiation, qu’elle va pré­ci­ser plus loin jus­qu’à l’évidence ?

Quatrième Symbole : La figure, les yeux

La figure, bien décou­verte, si belle que la voyante n’en pou­vait dépeindre ou expri­mer la beau­té ravis­sante, révèle l’é­clat des ver­tus et pri­vi­lèges de Marie, au cours de sa vie mortelle.

Les yeux, tan­tôt éle­vés vers le ciel, tan­tôt bais­sés, sont le sym­bole scrip­tu­raire de la pié­té, du recours à Dieu, sur­tout au milieu des dangers.

Cinqième Symbole : Le Globe d’or

Que faut-​il entendre par cette boule d’or, sur­mon­tée d’une petite croix d’or, que Marie por­tait dans ses mains et offrait à Dieu ?

Ce globe, si proche du Cœur de chair de l’Immaculée, ne pourrait-​il figu­rer l’âme, le Cœur de Marie Elle-​même : sa cha­ri­té envers Dieu et envers les hommes, sa mater­ni­té divine et spi­ri­tuelle ; son fruit par excel­lence, la Rédemption du monde ? Tel le taber­nacle de l’an­cienne alliance, recou­vert de lames d’or, au dedans et au dehors, auquel on a sou­vent com­pa­ré le Cœur de Marie.

Ce globe sur­mon­té de la Croix sym­bo­lise aus­si les âmes ren­fer­mées dans le Cœur de la Vierge et puri­fiées par le sang de Jésus qui y prend sa source. « Cette boule que vous voyez repré­sente le monde entier, la France par­ti­cu­liè­re­ment et chaque per­sonne en par­ti­cu­lier. » (Témoignage de sœur Catherine)

Si l’on parle du globe ter­restre entre les mains de la Très Sainte Vierge, cette terre, entre­vue par la voyante de 1830, ne serait-​elle point la terre vir­gi­nale, bénie et sacer­do­tale, dont parle l’Hymne de Sexte, au petit office de l’Immaculée Conception, c’est-​a-​dire le Cœur Immaculée de Marie sur lequel est plan­té l’arbre de la Croix, par oppo­si­tion à la terre mau­dite, qui est sous les pieds de l’ap­pa­ri­tion, terre qu’en­ve­loppe de ses replis tor­tueux l’in­fer­nal serpent ?

Saint Grignion de Montfort déclare à plu­sieurs reprises : « Je dis avec les Saints : Marie est le para­dis ter­restre du nou­vel Adam…,elle est cette terre vierge et bénie, dont Adam et Ève pécheurs ont été chas­sés ; elle ne donne entrée chez elle qu’à ceux et celles qu’il lui plaît pour les faire deve­nir saints. » [6]

Sixième Symbole : Les mains étendues 

Le globe a dis­pa­ru, les mains se sont éten­dues, dans l’at­ti­tude repro­duite par le Médaille mira­cu­leuse. C’est cette atti­tude que repro­dui­ra la Sainte Vierge, à Lourdes, au jour de la grande appa­ri­tion (25 mars 1858); c’est celle que Marie pren­dra encore, durant l’ap­pa­ri­tion de Pontmain (17 jan­vier 1871), au témoi­gnage réité­ré de Joseph Barbedette, l’un des petits voyants deve­nu Oblat de Marie Immaculée.

Que signi­fie cette atti­tude ? Quel est le sym­bo­lisme de cette exten­sion des bras et des mains ?

Marie, à n’en pas dou­ter, veut affir­mer par ce geste le fait de sa céleste média­tion, de son inter­ces­sion, de sa prière.

« Un fort mou­ve­ment s’est fait sen­tir, ces der­niers temps, en faveur de cette conso­lante véri­té, à savoir que toutes les grâces nous viennent par l’in­ter­ces­sion de Marie, pas­sant pour ain­si dire par ses mains mater­nelles », écri­vait, en 1928, le car­di­nal Lépicier dans son ouvrage, édi­té à Rome, sur la Vierge Immaculée, Corédemptrice, Médiatrice (p. 7).

Et il ajou­tait : « Depuis que cette Mère misé­ri­cor­dieuse a dai­gné se faire voir à Catherine Labouré, dans la cha­pelle des Filles de Saint-​Vincent-​de-​Paul, à Paris, les mains éten­dues dans l’acte de faire pleu­voir d’a­bon­dantes grâces sur le genre humain, la confiance dans la bon­té et la puis­sance sans limites de cette très aimable Mère a été crois­sant au sein du peuple chré­tien, à telle enseigne que, de nom­breux endroits, sont par­ve­nus au Siège Apostolique des sup­pliques pour cette véri­té de la média­tion uni­ver­selle de Marie soit défi­nie comme dogme de foi ». [7]

Septième Symbole : Les anneaux, les rayons 

La Vierge porte, à chaque main, quinze anneaux, revê­tus d’au­tant de pier­re­ries, d’où jaillissent de toutes parts des rayons pro­por­tion­nés, « de manière que l’on ne voyait plus les pieds de la Sainte-Vierge. »

Quelle est la signi­fi­ca­tion de ces quinze anneaux ornés de pierreries ?

On peut y voir, avec le P. Gasnier, o.p., un sym­bole des quinze mys­tères du Rosaire. « L’émouvante ran­don­née de Notre-​Dame du Rosaire com­mence à Paris, chez les Filles de Saint Vincent de Paul, rue du Bac. Là elle évoque sa média­tion et, nous mon­trant ses mains ornées de quinze anneaux des­quels ruis­sellent des flots de grâces, elle laisse entendre de quelles richesses sont char­gés les mys­tères du Rosaire. » [8] À Lourdes, l’Apparition demande à Bernadette de venir durant quinze jours ; à Pellevoisin, elle fera pareille­ment quinze visites à Estelle Faguette.

Il y a plus et « l’his­toire va nous four­nir une don­née com­plé­men­taire qui ren­force l’in­ter­pré­ta­tion. Dans bien des foyers, on conserve, dans le cof­fret des sou­ve­nirs de famille, un anneau sem­blable à ceux qui paraient les doigts de la Vierge de la rue du Bac. C’est le cha­pe­let dont se ser­vait un loin­tain aïeul. (Les scouts ont repris cet usage. Ils portent, pen­du à leur cein­ture, cet anneau-​chapelet moins encom­brant que les cin­quante grains). En 1830, c’é­tait l’ins­tru­ment dont on se ser­vait pour comp­ter les AVE du Rosaire. L’on pas­sait à l’in­dex de la main droite cet anneau recou­vert de dix grains ou perles, et avec le pouce de la même main, on le fai­sait tour­ner pour scan­der les dizaines. C’était donc bien un rosaire com­plet de quinze dizaines que Notre-​Dame por­tait à cha­cune de ses mains. Et par consé­quent c’est à la prière du Rosaire que doit s’ap­pli­quer le sym­bo­lisme de cette scène. Le Rosaire lui plaît tel­le­ment qu’elle s’en revêt comme d’une parure. Par-​dessus toutes les autres prières il a tant d’ef­fi­ca­ci­té qu’il fait jaillir des mains de la Médiatrice sur nos âmes une immense pluie de grâces. » [9]

Comme si elle vou­lait mon­trer dans la réci­ta­tion du cha­pe­let l’un des plus pré­cieux exer­cices en l’hon­neur de sa mater­nelle médiation.

Quant aux rayons, la voyante ne savait expri­mer leur beau­té, leur éclat. Mais une voix du ciel, la parole de Marie elle-​même, en don­nait la signi­fi­ca­tion : « C’est le sym­bole des grâces que je répands sur les per­sonnes qui me les demandent. » Et « les pier­re­ries d’où il ne sort pas de rayons, ce sont des grâces que l’on oublie de me demander. »

Huitième Symbole : Une boule blanche sous les pieds

La Sainte Vierge était debout, les pieds appuyés sur une boule blanche, c’est-​à-​dire une moi­tié de boule, ou du moins il ne m’a paru que la moi­tié, dit la sœur.

Voici l’ex­pli­ca­tion don­née par M. Chevalier : « Interrogés si elle voyait encore le globe dans les mains de la Sainte Vierge, lorsque les gerbes lumi­neuses jaillis­saient de tous les côtés, sœur Catherine répon­dit qu’il ne res­tait plus que les rayons ; et quand la Sainte Vierge parle du globe, elle désigne celui qui est sous ses pieds et il n’est plus ques­tion du premier…Le petit globe que la Très Sainte Vierge porte dans ses mains, et le grand qui la porte elle-​même, sont l’un et l’autre inon­dés des mêmes rayons éblouis­sants ou enri­chis des mêmes grâces. L’auguste Marie semble seule­ment indi­quer par la figure du petit globe celle de l’u­ni­vers sont la forme impar­faite se cache sous ses pieds. Elle vient en quelque sorte rap­pe­ler qu’elle est la Reine toute misé­ri­cor­dieuse du genre humain. » [10]

Neuvième Symbole : Le « M » et les deux cœurs

Au moment où les mains de Marie se sont incli­nées sous le poids des rayons, ses yeux se sont bais­sés, un tableau, de forme ovale, s’est for­mé autour de l’ap­pa­ri­tion et une ins­crip­tion s’est gra­vée en lettres d’or : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » Une voix s’est fait entendre : « Faites, frap­per une médaille sur ce modèle. »

Le tableau s’est retour­né et, au revers de la médaille, la sœur aper­çut l’M et les deux cœurs et com­prit plus tard que cet M et ces deux Cœurs « en disent assez ».

Leur lan­gage est celui du sacri­fice, de la Vierge au pied de la croix, de la Vierge au Cœur trans­per­cé, en un mot de la Vierge Corédemptrice ou Réparatrice, qui com­plète par l’of­frande de ses mérites, de ses dou­leurs, l’ef­fi­ca­ci­té de sa prière, de son intercession.

Dixième Symbole : Les douze étoiles 

Ne pourrait-​on voir ici une invi­ta­tion au culte, à l’a­pos­to­lat de la dévo­tion au Cœur de Marie et, par lui, au Cœur de Jésus ? « Ceux qui auront été intel­li­gents – dit le livre de Daniel – brille­ront comme la splen­deur du fir­ma­ment et ceux qui auront ren­du justes un grand nombre brille­ront comme les étoiles, tou­jours et éter­nel­le­ment. » (X11,3).

Le chiffre des douze étoiles semble bien évo­quer l’i­dée des apôtres. Saint Grignion de Montfort n’a-​t-​il point par­lé de ces apôtres des der­niers temps qui « auront dans leur bouche le glaive à deux tran­chants de la parole de Dieu, por­te­ront sur leurs épaules l’é­ten­dard ensan­glan­té de la Croix, le Crucifix dans la main droite, le cha­pe­let dans la main gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modes­tie dans toute leur conduite. » [11]

Et le saint auteur d’a­jou­ter : « Voilà de grands hommes qui vien­dront, mais que Marie fera par ordre du Très-​Haut pour étendre son empire sur celui des impies, ido­lâtres et maho­mé­tans. Mais quand et com­ment cela se fera-t-il?…Dieu seul le sait : c’est à nous de nous taire, de prier, sou­pi­rer et attendre. » [12]

Notes de bas de page

  • Genèse 111,15 [ ↩ ]
  • La Vierge, notre média­trice , p.10 Editions Arthaud, Grenoble. [ ↩ ]
  • Vlogerg, ibid.p.58–69 [ ↩ ]
  • Isaïe, 61, v.10 [ ↩ ]
  • Vloberg, p.129 [ ↩ ]
  • Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge no.6,45. [ ↩ ]
  • ibid. [ ↩ ]
  • Rosaire et Apparitions mariales,p.4 [ ↩ ]
  • ibid., p.7 [ ↩ ]
  • La médaille Miraculeuse, 10 e édi­tion, p.78 [ ↩ ]
  • trai­té de la Vraie dévo­tion à la Sainte Vierge, no 59 [ ↩ ]

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histoire apparition rue du bac

Apparitions de la rue du Bac

Et main­te­nant, cédons-lui la parole, en cor­ri­geant sim­ple­ment les fautes d’or­tho­graphe… qui fourmillent. 

« Vient la fête de Saint Vincent. La veille, notre bonne Mère Marthe nous fit une ins­truc­tion sur la dévo­tion à la Sainte Vierge , ce qui m’a don­né un si grand désir de la voir que je me suis cou­chée avec cette pen­sée… Enfin, je me suis endormie. 

« À onze heures et demi du soir, je m’en­tends appe­lée par mon nom : « Ma sœur Labou­ré ! Ma sœur Labou­ré » M’é­veillant, je regar­dai du côté d’où venait la voix qui était du côté du pas­sage. Je tire le rideau : je vois un enfant habillé de blanc, âgé à peu près de quatre à cinq ans, qui me dit : « Venez à la Cha­pelle, la Sainte Vierge vous attend » ! Aus­si­tôt la pen­sée me vient : « Mais on va m’en­tendre » ! Cet enfant me répond : « Soyez tran­quille, il est onze heures et demi, tout le monde dort bien, venez, je vous attends » ! 

Soeur Catherine Labouré est menée par son petite ange gardien jusqu'à la chapelle de la rue du Bac

« Je me suis dépê­chée de m’ha­biller et je me suis diri­gée du côté de cet enfant qui était res­té debout, sans avan­cer plus loin que la tête de mon lit. Il m’a sui­vie ou plu­tôt je l’ai sui­vi, tou­jours sur ma gauche, par­tout où il pas­sait. Les lumières étaient allu­mées par­tout où nous pas­sions, ce qui m’é­ton­nait beau­coup ; je fus bien plus sur­prise lorsque je suis entrée à la cha­pelle. La porte s’est ouverte à peine l’en­fant l’a­vait tou­chée du bout du doigt. Mais ma sur­prise a été encore bien plus com­plète, quand j’ai vu tous les cierges et flam­beaux allu­més, ce qui me rap­pe­lait la Messe de minuit. Cepen­dant, je ne voyais pas la Sainte Vierge. 

« L’en­fant me condui­sit dans le sanc­tuaire, à côté du fau­teuil de M. le Direc­teur, et là, je me suis mise à genoux, et l’en­fant est res­té debout tout le temps. Comme je trou­vais le temps long, je regar­dais si les veilleuses (les sœurs dési­gnées pour veiller la nuit) ne pas­saient pas par la tribune.

« Enfin l’heure est arri­vée. L’en­fant me pré­vient. Il me dit : « Voi­ci la Sainte Vierge, La voi­ci » ! J’en­tends comme un bruit, comme le frou-frou d’une robe de soie qui venait du côté de la tri­bune. L’en­fant qui était là me dit : « Voi­ci la Sainte Vierge ! ». Regar­dant la Sainte Vierge, je n’ai fait qu’un bond auprès d’elle, à genoux, sur les marches de l’au­tel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge. 

Sainte Catherine au pied de la Vierge Marie dans la chapelle.

« Là, il s’est pas­sé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impos­sible de dire ce que j’ai éprou­vé ! Elle me dit com­ment je devais me conduire envers mon direc­teur, et plu­sieurs choses que je ne dois pas dire, de la manière de me conduire dans mes peines, de venir (en me mon­trant de la main gauche le pied de l’au­tel) me jeter au pied de l’au­tel et là, répandre mon cœur ; là, je rece­vrais toutes les conso­la­tions dont j’au­rais besoin… Je lui ai deman­dé ce que signi­fiaient toutes les choses que j’ai vues, Elle m’a tout expliqué. 

« Je suis res­tée là, je ne sais com­bien de temps. Quand Elle est par­tie, je n’ai aper­çu que quelque chose qui s’é­tei­gnait, enfin plus qu’une ombre qui se diri­geait du côté de la tri­bune, par le même che­min qu’Elle était arrivée. 

« Je me suis rele­vée de des­sus les marches de l’au­tel et j’ai aper­çu l’en­fant où je l’a­vais lais­sé. Il me dit : « Elle est par­tie » ! Nous avons repris le même che­min, tou­jours allu­mé, et cet enfant était tou­jours sur ma gauche. Je crois que c’é­tait mon ange gar­dien qui s’é­tait ren­du visible pour me faire voir la Sainte Vierge, parce que je l’a­vais beau­coup prié pour qu’il m’ob­tienne cette grâce. Il était habillé de blanc, res­plen­dis­sant de lumière. Reve­nue à mon lit, j’ai enten­du son­ner l’heure. Il était deux heures du matin. Je ne me suis pas rendormie ». 

Fal­lait-il donc qu’elle le pré­cise ? Peut-on dor­mir après pareil ren­dez-vous ? Avec son robuste bon sens, Cathe­rine tient à noter le moindre détail de la mer­veilleuse ren­contre qu’elle ne ces­se­ra de repas­ser jus­qu’à la fin de ses jours. 

Quatre heures sonnent. Cathe­rine se rha­bille et des­cend à la cha­pelle. Rien ne la dis­tingue dans le défi­lé des bon­nets et des cor­nettes qui ondulent comme une volée de colombes. Elle joint sage­ment ses mains qui ont tou­ché les genoux de la Sainte Vierge —parions qu’elle ne les a lavées qu’à regret !— son cœur se fond en action de grâces. Aus­si­tôt après la messe elle reprend ses humbles besognes, avec tant de dou­ceur et tant d’hu­mi­li­té, qu’on ne la remarque même pas. 

Une seule chose la pré­oc­cupe : il faut qu’elle parle à son confes­seur, l’ordre de la Sainte Vierge est for­mel ! Or, M. Ala­del, un saint homme, se méfie par prin­cipe de toutes ces ima­gi­na­tions de bonnes femmes. À peine com­mence-t-elle à lui confier son pré­cieux secret, qu’il lui coupe la parole : 

« Ce sont là, ma fille, des ten­ta­tions d’or­gueil. N’ac­cor­dez aucun cré­dit à tous ces fan­tômes et occu­pez-vous de vos devoirs… »

Et clac ! Il lui ferme le gui­chet au nez. 

histoire apparition rue du bac

Pauvre Cathe­rine ! Elle revient à la charge. M. Ala­del lui prête fina­le­ment une oreille dis­traite et met sérieu­se­ment en doute son équi­libre men­tal. Jugez un peu vous-même ! En plus de l’ Appa­ri­tion , elle lui confie un secret qu’elle ne ren­dra public qu’en 1870, qua­rante ans plus tard… La Sainte Vierge l’au­rait aver­tie que « des grands mal­heurs allaient fondre sur la France, que le trône serait ren­ver­sé, que le dan­ger serait grand… que la croix serait mépri­sée, que le monde entier serait dans la tristesse..». 

Paris est calme. Paris s’a­muse. M. Ala­del suit à grandes enjam­bées la rue de Sèvres, tor­ride sous la cani­cule. Le contraste entre la réa­li­té et les « pro­phé­ties » de la pauvre novice est si violent, qu’il mar­monne devers soi en ouvrant le lourd por­tail de la Mai­son de Saint-Lazare : « Mais cette fille est folle, folle à lier » !

Huit jours après éclate comme une tor­nade la révo­lu­tion de juillet : les paroles de sœur Cathe­rine se réa­lisent à la lettre ! 

M. Ala­del est trop fin psy­cho­logue pour lui avouer que ses doutes se sont vola­ti­li­sés sous le choc de la tour­mente. Ce ne sont pas les visions qui fabriquent des saints. Le diable peut les contre­faire : ce qu’il singe mal, c’est l’hu­mi­li­té. M. Ala­del a charge d’âmes, il tient à éta­blir la jeune novice dans le sen­ti­ment de sa bas­sesse. Il conti­nue donc à la trai­ter sévè­re­ment, mais désor­mais il prête à ses pro­pos une oreille moins sévère. 

Intercession du ciel

Cathe­rine souffre. Cathe­rine prie. La mai­son-mère des Filles de Cha­ri­té n’est pas atteinte, mais les nou­velles affluent. Églises pro­fa­nées, cou­vents dévas­tés, prêtres mal­trai­tés, com­bats fra­tri­cides, noire éclo­sion des nids de vipères cachées au fond des âmes qui refusent Dieu… notre petite novice ne serait pas l’en­fant ché­rie de Notre-Dame si son cœur ne sai­gnait de la grande pitié du royaume de France ! 

Sa voca­tion la rend dis­po­nible à toutes les larmes du monde : saint Vincent du haut du ciel lui com­mu­nique son cœur uni­ver­sel. Tan­dis qu’elle se mor­fond d’être si petite, si pauvre et si sotte (peut-on attendre quelque chose de bien d’une fille qui ignore l’or­tho­graphe ?) là-haut on tient conseil. Ramas­sons tous les fils de cette mer­veilleuse his­toire : l’in­ter­ven­tion du saint fon­da­teur qui « la veut » chez lui, l’ap­pa­ri­tion de la Sainte Vierge le 19 juillet, jour de sa fête… il ne faut pas être grand clerc pour en tirer les conclu­sions. Si l’his­toire de sœur Cathe­rine se jouait comme un « mys­tère » du moyen âge à trois paliers, tan­dis qu’elle prie au milieu, on ver­rait au-des­sus le Père Vincent tirant le man­teau de la Sainte Vierge pour l’ap­pe­ler au secours de la France, et tout à fait au-des­sous, l’en­fer qui enrage. 

— Que vou­lez-vous que je fasse ? demande la Sainte Vierge. 

— Quelque chose de très simple et de très beau, répond Saint Vincent. On est en guerre. Votre armée a besoin de cartouches. 

— Voyons donc, Père Vincent, sied-il de tenir au para­dis ces pro­pos belliqueux ? 

— Bonne Mère, vous lisez au fond de mon cœur. Lors­qu’on essuie les charges de l’en­fer, ce n’est pas l’heure de res­ter cois comme de crain­tifs mou­tons. J’ai mon armée sur terre, solen­nel­le­ment atti­trée. De ces esca­drons en cor­nette vous êtes le géné­ra­lis­sime. Je suis aux écoutes de leurs âmes : j’y trouve pas mal de tié­deur, un cer­tain désar­roi. Il leur faut un sti­mu­lant, quelque chose qui les lance dans la bagarre comme un ton­nerre de Dieu ! Vous savez que j’ai tou­jours été pour l’of­fen­sive. Don­nez-nous des munitions. 

— Soit, Père Vincent. Je m’en vais au Conseil de la Très Sainte Tri­ni­té pour éta­blir le plan de la bataille. 

Ain­si notre ima­gi­na­tion tra­duit en images ce fait évident : la médaille n’au­rait pas conquis la terre, si elle n’é­tait un don du ciel.

Cathe­rine souffre, Cathe­rine prie… Les grâces ne foncent pas à l’im­pro­viste, mais nous veulent dis­po­nibles et se pré­parent de longue haleine. Elles réclament un vide et rem­plissent les mains des petits pauvres. Elles comblent ceux qui mendient. 

Entre le 19 juillet et le 27 novembre 1830, Cathe­rine n’a pas ces­sé, har­di­ment, de mon­ter à l’as­saut du ciel. Or, dit Dieu, qui cogne avec per­sé­vé­rance, finit par entrer et qui demande, obtient.

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Navigation dans la belle aventure de catherine.

Sainte Vierge Vierge Marie Ange gardien Apparition Rue du Bac

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Apparitions mariales de la rue du Bac

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Les apparitions mariales de la rue du Bac désignent les trois apparitions de la Vierge Marie déclarées par une religieuse, sœur Catherine Labouré , de juillet à décembre 1830. Au cours de ces apparitions, la religieuse a indiqué avoir reçu la demande de faire frapper et diffuser une médaille en l'honneur de la Mère de Jésus . Cette médaille frappée pour la première fois en 1832, remporte un vif succès, et elle est diffusée à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde, en quelques années   : c'est la médaille miraculeuse . La religieuse reste néanmoins cachée et anonyme, son identité et les apparitions dont elle a dit avoir été témoin resteront secrètes pratiquement jusqu'à la fin de sa vie.

Description de cette image, également commentée ci-après

Si les apparitions mariales n'ont pas été officiellement reconnues par l' Église catholique , car aucun procès canonique n'a été ouvert sur le sujet, cet événement a fait l'objet d'une reconnaissance implicite par les autorités de l’Église, à travers le procès canonique sur la médaille miraculeuse, l'attribution d'une fête religieuse pour la médaille miraculeuse , et la béatification puis canonisation de la voyante.

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  • Comment répondre à notre Mère ?

Catherine Labouré est née 1806, à Fain, dans une famille de fermiers. A 24 ans, après l'avoir longtemps espéré, elle entre enfin chez les sœurs de la charité, rue du Bac à Paris, le 21 avril 1830... Après les apparitions qui durent jusqu'en décembre, elle prendra l'habit et ira servir les pauvres dans la maison de Reuilly, dès le 30 janvier 1831.

Le 18 juillet 1830 , en la veille de la fête de saint Vincent qu'elle aime tant, Catherine recourt à celui dont elle a vu le cœ ur débordant d' amour pour que son grand désir de voir la Vierge soit enfin exaucé.

A 11 heures et demie du soir, elle s'entend appeler par son nom. Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l'invite à se lever : « La Vierge vous attend ». Catherine s'habille et suit l'enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait. » Arrivée dans la chapelle, Catherine s'arrête près du fauteuil du prêtre placé dans le chœ ur sous le tableau de Anne (emplacement actuel de la statue de saint Joseph ). Elle entend alors « comme le froufrou d'une robe de soie ». Son petit guide dit: « Voici la Vierge  ». Elle hésite à croire. Mais l'enfant répète d'une voix plus forte :« Voici la Vierge . »

Catherine s'élance aux pieds de la Vierge assise dans un fauteuil et appuie les mains sur les genoux de la Mère de Dieu.

« Là, il s'est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j'éprouvais. La Vierge m'a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. »

La Vierge dé signe de la main l'autel où repose le tabernacle et dit:

«  Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur .»

Catherine reçoit l'annonce d'une mission difficile et la demande de fondation d'une Confrérie d'Enfants de Marie. Cette dernière sera réalisée par le Père Aladel le 2 février 1840.

Le 27 novembre 1830 , la Vierge apparaît de nouveau à Catherine dans la chapelle.

Cette fois, c'est à 17 h 30, pendant l' oraison des novices, sous le tableau de saint Joseph (emplacement actuel de la Vierge au globe).

- D'abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent .

Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d'une croix qu'elle élève vers le ciel . Catherine entend:

« Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier »

- Dans le 2e tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d'un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit :

« Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ».

Puis un ovale se forme autour de l' apparition et Catherine voit s'inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d'or:

«  O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous  ».

Alors une voix se fait entendre:

« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».

- Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l'initiale de Marie, en bas deux cœurs, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d'un glaive.

Au mois de décembre 1830 , pendant l' oraison , Catherine entend de nouveau un froufrou, cette fois derrière l'autel.

Le même tableau de la médaille se présente auprès du tabernacle, un peu en arrière.

« Ces rayons sont le symbole des grâces que la Vierge obtient aux personnes qui lui demandent... Vous ne me verrez plus ».

C'est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Vierge . Il l'accueille fort mal , lui interdit d'y penser. Le choc est rude.

Le 30 janvier 1831, Catherine prend l'habit. Le lendemain, elle part à l'hospice d'Enghien fondé par la famille d'Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l'Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito.

_________________________________________________________

Source : Chapelle de la Médaille Miraculeuse

Paris : La médaille miraculeuse

  • Récit des apparitions à la rue du Bac
  • Description de la médaille miraculeuse
  • La médaille s'interprète avec la Vierge au globe
  • Rue du Bac. ‘Les temps sont très mauvais’ : 1830 et au-delà
  • Rue du Bac - Marie écrasant le serpent - le contexte de 1830
  • N-D de la Rue du Bac et le Rosaire
  • Rue du Bac : un message pour la communauté des Sœurs
  • Quelques traits de la vie de Catherine
  • La médaille miraculeuse - quelques faits miraculeux.
  • Jean-Paul II à la rue du Bac (31 mai 1980)

Les apparitions mariales dans l'histoire française

  • 1947 L'Ile Bouchard

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  • Religions et spiritualités
  • Les grandes figures de l'Église

L’extraordinaire histoire de Catherine Labouré et de la médaille miraculeuse

  • Les grandes figures de l'eglise

La rédaction

par  La rédaction

Publié le 18/11/2021 à 10h06 Mise à jour le 24/11/2023 à 12h10

Lecture en 4 min

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Chapel of the Miracle Medal, Paris, France

Tout a commencé le soir du 18 juillet 1830, vers 23h30. À la Maison des Filles de la Charité, rue du Bac, à Paris, une jeune novice de 24 ans, Catherine Labouré dort. Un enfant auréolé la réveille et l’invite à rejoindre la chapelle du couvent car la Sainte Vierge l’y attend. Catherine s’y rend en toute hâte. Quelques minutes plus tard, Marie apparaît: «Mon enfant, le bon Dieu veut vous charger d’une mission.» Elle lui précise que sa tâche sera délicate et difficile.

Les jours passent. Catherine n’a plus de nouvelle de la Vierge.

Cinq mois plus tard, le 27 novembre, en fin d’après-midi, alors que la jeune religieuse prie dans la chapelle, elle voit se dessiner deux tableaux au dessus de l’autel.

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Face de la médaille

Sur le premier, Marie se tient débout, face à elle. Sous ses pieds, elle écrase le serpent, symbole du mal. De ses mains jaillissent des rayons de lumière intense. «Ces rayons sont les symboles de grâces que je répands, si on me le demande», lui explique la Vierge.

Un ovale se forme autour de la scène et des lettres d’or apparaissent: «O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous».

L’image disparaît progressivement pour laisser place à une nouvelle représentation de la Vierge portant un globe surmonté d’une croix. Elle lui explique : «Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier».

dos medium

Dos de la médaille

Sur le second tableau, Catherine voit apparaître le «M» de Marie, entrelacé avec la croix de Jésus, comme pour rappeler le lien indéfectible qui les unit. Autour, sont dessinées les douze étoiles de la «Reine du ciel». Deux cœurs se tiennent côte à côte. À gauche, celui de Jésus reconnaissable à la couronne d’épines qui l’entoure. Sur sa droite, un cœur transpercé par un glaive, comme pour représenter la douleur d’une mère voyant son enfant souffrir. C’est le cœur de Marie.

Tout en regardant les tableaux qui défilent sous ses yeux, Catherine entend la voix de la Vierge : « Faites frapper une médaille sur ce modèle ».

Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance.

Puis la Vierge lui assure que « les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance ». Une promesse, qu’elle renouvellera, un mois après, lors d’une dernière apparition.

La médaille devient «miraculeuse»

Catherine ne parlera à personne de ses apparitions, si ce n’est à son père spirituel.

Deux ans plus tard, Paris est touché de plein fouet par une violente épidémie de choléra. La situation est catastrophique dans la capitale. Le nombre de morts s’accroît chaque jour, dépassant les 20 000. Le confident de Catherine relatera ses apparitions à l’évêque de Paris, Mgr de Quélen, sans pour autant révéler l’identité de la jeune femme. L’évêque accorde aux sœurs de la Charité le droit d’organiser une distribution de médailles. Apparaissent alors les premiers miracles.

En quelques années, d’innombrables guérisons et protections dites «extraordinaires» établissent la renommée de la médaille. Dès lors, les Parisiens la déclarent «miraculeuse».

En 1834, déjà plus de 500 000 médailles ont été distribuées. Sa réputation ne cesse de croître. En 1854, le pape Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception. La prière « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous» est récitée dans le monde entier. Porter la médaille devient alors, pour les fidèles, une manière de se mettre sous la protection de la Vierge Marie. En 1876, le cap du milliard de médailles frappées est dépassé. Le 27 juillet 1947, le pape Pie XII canonise Catherine Labouré, 70 ans après sa mort.

La médaille miraculeuse est fêtée tous les 27 novembre, date de Marie à sainte Catherine Labouré.

Un des sites parisiens les plus appréciés des touristes

La chapelle de la rue du Bac, à Paris, dans le 7e arrondissement, appartenant toujours à la congrégation des Filles de la Charité, est devenue un lieu de pèlerinage et de dévotion mariale incontournable. Il fait partie des dix premiers sites culturels les plus visités de Paris. Chaque année, ce sont en moyenne deux millions de visiteurs qui passent devant le corps de sainte Catherine Labouré, au pied de l’autel au dessus duquel Marie lui est apparue. Aujourd’hui encore, de nombreuses histoires relatent des grâces obtenues par la médaille miraculeuse.

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Francisco Antonio Ramos de Araújo

Germaine pouffier

Simon André

RAHOLIMALALA ANGELE

Marie-Martine Bacquart

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Passicos Chantal

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Apparitions de la vierge Marie

La nouvelle arche de noé, 3- 140 rue du bac, 1830.

Classée par nous dans les Apparitions reconnues, même si pour des raisons diverses, elle n’a pas été formellement reconnue, compte tenu de ses liens forts avec les apparitions d’Amsterdam et de Rome 1842 et de la médaille miraculeuse. Par ailleurs, la voyante : Catherine Labouré, est canonisée. France / 1830

Notre dame de la médaille miraculeuse

I – Généralités

Pays de l’apparition

France 

Paris, 140 rue du Bac

Désignation  

Notre Dame de la Médaille miraculeuse

Contexte historique

L’hiver est particulièrement froid en 1830 et une disette arrivera au Printemps ; l’épidémie de cholera qui se déclenche durera jusqu’en 1835. C’est aussi la conquête de l’Algérie et la révolution de Juillet ou des trois Glorieuses. Louis Philippe succède à Charles X. La disette provoque une série d’incendies, en particulier dans l’Ouest : les mendiants menaçant les paysans de brûler leurs chaumières s’ils ne leur fournissent pas du pain.

21 mars  : dissolution de la Chambre.

5 juillet  : prise d’Alger . Capitulation du dey Hussein. L’Algérie devient colonie française. L’envoi en Afrique et la concentration dans le sud de la France de nombreuses troupes ne peut que faciliter le succès d’une insurrection parisienne.

27  –  29 juillet  :  révolution de juillet   ou les  Trois Glorieuses  (en référence aux journées d’émeutes des 27, 28, 29 juillet).

9 août  : proclamation officielle de la  monarchie de Juillet  au  Palais Bourbon . Le duc d’Orléans accepte la couronne et devient  Louis-Philippe I er . Il prête serment devant les Chambres.

16 octobre  :  L’Avenir , journal  catholique libéral  est fondé par  Lamennais ,  Lacordaire  et  Montalembert .

3 novembre  : inauguration de l’église Saint-Louis de  La Roche-sur-Yon , alors appelée Bourbon-Vendée.

II – La voyante 

Catherine Labouré, en religion, sœur Catherine de la charité, est née le  2   mai   1806 et décédée le  31   décembre   1876  à  Paris . Catherine est née à  Fain-lès-Moutiers  en  Bourgogne , huitième des dix enfants du fermier Pierre Labouré et de son épouse Louise Gontard qui meurt le 9 octobre  1815 . Ayant perdu sa mère à l’âge de neuf ans, Catherine, que sa famille appelle Zoé, développe une affection particulière pour la  Vierge Marie . Étant donné les circonstances familiales, elle est placée chez sa tante avec sa sœur cadette Tonine, puis à douze ans, après sa communion reçue le 25 janvier 1818, elle revient à la ferme de son père où elle s’occupe du ménage, de la cuisine et des bêtes (traite des vaches, nourrissage des porcs et des 800 pigeons), si bien qu’elle ne va pas à l’école.

Adolescente, elle désire comme sa sœur aînée Marie-Louise entrer chez les  Filles de la Charité   à la suite d’un rêve la faisant rencontrer un vieux prêtre qui l’encourage dans cette voie. Une cousine se propose de prendre Catherine à  Châtillon-sur-Seine  dans un pensionnat réputé qu’elle dirige et où elle apprend à lire et écrire. Elle est confirmée dans sa décision de devenir religieuse lorsqu’elle découvre dans la maison des sœurs de la Charité à Châtillon-sur-Seine un tableau de  Vincent de Paul , qui a fondé cet ordre, en qui elle reconnaît le vieux prêtre. Son père qui désire la marier et la détourner de ce choix, l’envoie travailler à Paris, où un de ses frères tient une cantine pour ouvrier. Elle y découvre la misère du peuple, ce qui l’incite d’autant plus, à 18 ans, à entrer chez les religieuses de Saint Vincent de Paul.

Après trois mois de discernement à la maison des sœurs de la Charité à Châtillon-sur-Seine, elle commence son  noviciat  le 21 avril 1830 à la maison-mère située  rue du Bac  à Paris. Le 30 janvier 1831, elle prend l’habit et prononce ses vœux. Elle est envoyée le 5 février 1831 à l’hospice d’Enghien qui recueille les vieillards, notamment les anciens serviteurs de la  Maison d’Orléans . L’hospice est situé dans le  village de Reuilly  au sud-est de Paris et elle y reste jusqu’à la fin de sa vie. Cette fille de paysan y fait preuve d’un caractère affirmé, voire un peu fruste, s’occupant également de la ferme de l’hospice, nourrissant les volailles et nettoyant l’étable. « Elle passait inaperçue » dira d’elle une religieuse.

Pieuse, elle est également sujette à des  visions  ou à des prémonitions qu’elle ne révèle qu’à son confesseur et à sa supérieure. Sa vie entière sera marquée par un profond silence. En  1870-1871 , Catherine, comme tous les Parisiens, subit le  siège de Paris  par les troupes prussiennes, la famine puis les troubles de la  Commune de Paris  au cours de laquelle, dit-on, des révolutionnaires venaient demander des médailles au couvent. Catherine Labouré meurt le 31 décembre 1876, quarante-six ans après ses visions, sans jamais avoir révélé son secret à d’autres qu’à son directeur spirituel.

À l’occasion de sa  béatification  par le pape  Pie XI  le 28 mai 1933, son corps est exhumé de son cercueil constitué d’une bière en sapin emboîtée dans une caisse de plomb, le 21 mars 1933. Le corps est retrouvé en parfait état (personne  myroblyte ). Il est nettoyé, mis en habit de religieuse (avec notamment la  cornette  blanche aux larges ailes) et placé dans une  châsse  en bronze doré dans la  chapelle de la Médaille miraculeuse  au n o  140 de la  rue du Bac  à  Paris . Le corps de sainte  Louise de Marillac , première supérieure des Filles de la Charité, repose aussi rue du Bac, à deux pas de la  chapelle des Lazaristes  où est exposé le corps de saint  Vincent de Paul . Catherine Labouré est canonisée le 27 juillet 1947 par le pape  Pie XII . Elle est fêtée localement le  25 novembre  ou le  28 novembre .

Vincent de Paul ou Vincent de paul, né au village de Pouy près de Dax le 24 avril 1581 et mort le 27 septembre 1660 à Paris, est une figure du renouveau spirituel et apostolique du XVIIᵉ siècle français, prêtre, fondateur de congrégations qui œuvra tout au long de sa vie pour soulager la misère matérielle et morale. Wikipedia

Louise de Marillac  ( Paris ,  12 août 1591  –  Paris ,  15 mars 1660 ) est une  aristocrate française, fondatrice avec   saint Vincent de Paul  des  Filles de la Charité . Béatifiée en 1920, reconnue  sainte  par l’ Église catholique  et  canonisée  en 1934, elle a été proclamée  Sainte Patronne  des œuvres sociales en 1960. Wikipedia

III – L’Apparition (généralités) 

La première apparition a lieu le 18 juillet 1830, jour de la fête du fondateur des Filles de la Charité : saint-Vincent de Paul. La seconde se produit le 27 novembre 1830 et la troisième en Décembre 1830.

Nombre et durée des apparitions

3 apparitions de Juillet à Décembre 1830.

Nature de l’Apparition 

Catherine Labouré fait part à son confesseur, seulement, des apparitions de la  Vierge Marie  qu’elle dit avoir eues en juillet et novembre 1830 durant son noviciat (appelé séminaire chez les Filles de la Charité) en la chapelle de son couvent de la  rue du Bac  à  Paris . Cet événement est à l’origine de la diffusion de la «  Médaille miraculeuse  », portée aujourd’hui par de nombreux catholiques.

Emplacement des apparitions

Dans la chapelle de la rue du Bac située dans le  quartier Saint-Thomas-d’Aquin  du  7 e  arrondissement  de  Paris , au 140,  rue du Bac , abritant la maison mère des Filles de la Charité. 

Récit 

A 24 ans, après l’avoir longtemps espéré, Catherine entre enfin chez les sœurs de la charité, rue du Bac à Paris, le 21 avril 1830.  L e 18 juillet 1830, c’est la fête du fondateur des Filles de la Charité : saint-Vincent de Paul qu’elle aime tant. A 11 heures et demie du soir, elle s’entend appeler par son nom. Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l’invite à se lever : «  La Sainte Vierge vous attend ». Catherine s’habille et suit l’enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait.» Arrivée dans la chapelle, Catherine s’arrête près du fauteuil du prêtre placé dans le chœur sous le tableau de sainte Anne.

Elle entend alors  comme le froufrou d’une robe de soie. Son petit guide dit : « Voici la Sainte Vierge ». Elle hésite à le croire. Mais l’enfant répète d’une voix plus forte : «  Voici la Sainte Vierge. » Catherine s’élance aux pieds de la Sainte Vierge assise dans un fauteuil et appuie les mains sur les genoux de la Mère de Dieu. 

« Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. «   Mon enfant, le Bon Dieu veut vous charger d’une mission. Vous aurez bien de la peine, mais vous vous surmonterez en pensant que vous le faites pour la gloire du Bon Dieu… vous en serez tourmentée ; jusqu’à ce que vous l’ayez dit à celui qui est chargé de vous conduire; vous serez contredite. Mais vous aurez la grâce. Ne craignez pas, dites tout avec confiance et simplicité …  ».

Puis, la Sainte Vierge désigne de la main l’autel où repose le tabernacle et dit : «  Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur .» L’entretien roule ensuite sur la communauté  : «   Mon enfant, j’aime répandre mes grâces sur la communauté. Je l’aime heureusement. J’ai de la peine  : il y a de grands abus, la règle n’est pas observée, la régularité laisse à désirer. Il y a un grand relâchement dans les deux communautés. Dites-le à celui qui est chargé de vous …  » Elle descend ensuite dans les détails de la vie quotidienne pour corriger tout ce qui ne va pas  !

«  C’est cela une vraie réforme  ! (…) ». Enfin la Sainte Vierge en vient à parler de la France  : «  Les temps sont très mauvais, des malheurs vont fondre sur la France  ;  le trône sera renversé [dix jours après, c’était fait] ; le monde entier sera renversé par des malheurs de toutes sortes (la Sainte Vierge avait l’air très peinée en disant cela, note sœur Catherine). Mais venez au pied de cet autel, là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur ; elles seront répandues sur les grands et sur les petits …   »Catherine reçoit aussi la demande de fondation d’une Confrérie d’Enfants de Marie. Cette dernière sera réalisée par le Père Aladel le 2 février 1840. 

Et la Sainte Vierge continua  : «  Le moment viendra où le danger sera grand ;on croira tout perdu ; là je serai avec vous, ayez confiance,vous reconnaîtrez ma visite et la protection de Dieu et celle de saint Vincent sur les deux communautés.   Il y aura bien des victimes, Monseigneur l’archevêque mourra. Mon enfant, la croix sera méprisée ; le sang coulera dans les rues [ici, note sœur Catherine, la Sainte Vierge ne pouvait plus parler, la peine était peinte sur son visage]. Mon enfant, me dit-elle,le monde entier sera dans la tristesse  » À ces mots, je pensai   : quand est‑ce que ce sera  ? J’ai très bien compris  :«  quarante ans .  »

Quarante ans après, jour pour jour, la guerre franco-allemande de 1870 sera déclarée, entraînant son cortège de calamités. C’est en pleurant que la Sainte Vierge prédit tout cela. Après avoir ainsi révélé l’avenir sous des couleurs si sombres, l’Immaculée voulut donner à ceux qui se réfugieraient auprès d’elle, un moyen accessible à tous, de passer à travers ces temps difficiles : la Médaille miraculeuse.

Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à Catherine dans la chapelle. Cette fois, c’est à 17 h 30, pendant l’oraison des novices, sous le tableau de saint Joseph. D’abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. Dans le premier tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d’une croix qu’elle élève vers le ciel. Catherine entend :  « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier. » Dans le deuxième tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d’un éclat ravissant.

Catherine entend au même instant une voix qui dit :  « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répandssur les personnes qui me les demandent. »  Puis un ovale se forme autour de l’apparition et Catherine voit s’inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or : «  O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous.  » Alors une voix se fait entendre :  « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle.Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ». Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive. 

Au mois de décembre 1830, pendant l’oraison, Catherine entend de nouveau un froufrou, cette fois derrière l’autel. Le même tableau de la médaille se présente auprès du tabernacle, un peu en arrière.  « Ces rayons sont le symbole des grâcesque la Sainte Vierge obtient aux personnes qui lui demandent…Vous ne me verrez plus ».  «  Vous dire ce que j’ai éprouvé alors, et tout ce que j’ai appris au moment où la Sainte Vierge offrait le globe à Notre‑Seigneur, cela est impossible à le rendre.  » dira Catherine.  Elle écrira pourtant un jour, avec un lyrisme qui ne lui était pas coutumier  : «  Oh  ! Qu’il sera beau d’entendre dire   : “ Marie est la Reine de l’univers, particulièrement de la France ”, et les enfants s’écrieront avec joie et transport  : “ et de chaque personne en particulier »

Ce sera un temps de paix, de joie et de bonheur qui sera long ; elle sera portée en bannière et elle fera le tour du monde.  » Faire connaître et aimer cette “ Vierge au globe, reine de l’univers ”, sera, si l’on peut dire, le tourment de la vie de sainte Catherine Labouré ; elle dira même un jour son “ martyre ”. Ce n’est qu’en 1876, l’année même de sa mort, qu’elle obtiendra de ses supérieurs qu’une statue soit sculptée selon ses indications. (…) C’est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Sainte Vierge. Il l’accueille fort mal, lui interdit d’y penser. Le choc est rude. Le 30 janvier 1831, Catherine prend l’habit. Le lendemain, elle part à l’hospice d’Enghien fondé par la famille d’Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l’Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito.

”. Ce sera un temps de paix, de joie et de bonheur qui sera long ; elle sera portée en bannière et elle fera le tour du monde.  » Faire connaître et aimer cette “ Vierge au globe, reine de l’univers ”, sera, si l’on peut dire, le tourment de la vie de sainte Catherine Labouré ; elle dira même un jour son “ martyre ”. Ce n’est qu’en 1876, l’année même de sa mort, qu’elle obtiendra de ses supérieurs qu’une statue soit sculptée selon ses indications. (…) C’est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Sainte Vierge. Il l’accueille fort mal, lui interdit d’y penser. Le choc est rude. Le 30 janvier 1831, Catherine prend l’habit. Le lendemain, elle part à l’hospice d’Enghien fondé par la famille d’Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l’Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito.

Après deux ans d’enquête et d’observation de la conduite de Catherine, le prêtre informa l’ archevêque de Paris , sans lui révéler l’identité de Catherine. La requête fut approuvée et les médailles furent frappées et devinrent extrêmement populaires, notamment durant l’épidémie de  choléra  de  1832 . La Vierge avait en outre demandé à Catherine de rassembler une confrérie d’enfants de Marie. En  1837 , les Filles de la Charité et les  Lazaristes  répondent à ce vœu en fondant les  Enfants de Marie Immaculée . Bien que la foi en l’ Immaculée Conception  de la Vierge Marie fût largement répandue, la doctrine n’avait pas encore été définie et le  dogme  non encore proclamé.

La médaille avec les mots « conçue sans péché » conduisit le pape  Pie IX  (élu en  1846 ) à aller de l’avant : le 8 décembre 1854, il proclame solennellement le dogme de l’Immaculée Conception. En  1858 , à  Lourdes  la Vierge Marie se  présentera à  Bernadette Soubirous  par ces mots « Je suis l’Immaculée Conception* » Catherine mourut 46 ans après les apparitions sans jamais avoir révélé son secret à d’autres qu’à son directeur. Son corps, parfaitement conservé, est dans la chapelle des apparitions, sous la statue de la Vierge au globe. 

*  » Immaculée conception » : privilège selon lequel, en vertu d’une grâce exceptionnelle, la Vierge Marie est née préservée du  péché originel . Le dogme de l’Immaculée conception a été proclamé par Pie IX en 1854. À ne pas confondre avec la conception virginale de Jésus par Marie. 

Péché originel : le péché originel désigne spécifiquement l’acte par lequel l’homme a fait pour la première fois rupture avec Dieu. Il désigne par extension notre refus, sous de multiples formes, d’être conduit par Dieu. L’homme veut être son propre maître, sa propre fin et prendre la place de Dieu, il brise alors sa relation au Dieu Créateur. 

IV – Analyse de l’Apparition

Apparence de la Vierge

À la chapelle, Catherine est à peine agenouillée qu’elle entend le froufrou d’une robe de soie. La sainte Vierge est là, resplendissante. La figure de la vierge, bien découverte, est si belle que la voyante n’en pouvait dépeindre ou exprimer la beauté ravissante.  Quand elle priait, dit Catherine, sa figure était si belle, si belle, qu’on ne pourrait la dépeindre.  

Attitudes de la Vierge

Le 18 Juillet 1830, Marie s’asseoit dans le fauteuil de l’aumônier ; Catherine se jette à ses genoux. Et pendant deux heures, la Vierge Marie parle à Catherine comme une mère qui se confie à son enfant. Catherine a les mains jointes sur les genoux de Marie ! Le 27 Novembre 1830, la Sainte Vierge revient. Catherine l’aperçoit, debout, les pieds posés sur un globe terrestre, où s’agite un serpent de couleur verdâtre. La Vierge avait le pied posé sur la bête immonde. La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit surmonté d’une croix d’or. Elle l’offrait à Dieu d’un geste suppliant. (symbole de sa médiation universelle) Tout à coup les doigts de ses mains se remplissent d’anneaux porteurs de diamants qui jettent des rayons de tous côtés. 

Les yeux de la vierge, tantôt élevés vers le ciel, tantôt baissés, sont le symbole scripturaire de la piété, et du recours à Dieu. Dans un des tableaux  relatés par Catherine, les mains de la Vierge se sont étendues, dans l’attitude reproduite par la médaille miraculeuse. C’est cette attitude que reproduira la Sainte Vierge, à Lourdes, au jour de la grande apparition (25 mars 1858) ; c’est celle que Marie prendra encore, durant l’apparition de Pontmain (17 janvier 1871), au témoignage réitéré de Joseph Barbedette. C’est de voir Marie implorer la Miséricorde divine qui a le plus ravi Catherine Labouré : «  Ses traits étaient alors empreints d’une gravité mêlée de tristessequi disparaissait lorsque le visage s’illuminait, surtout à l’instant de sa prière  ».

Evoquant les futurs évènements tragiques et le sang qui coulera dans les rues, note sœur Catherine, la Sainte Vierge ne pouvait plus parler, la peine était peinte sur son visage. Que faut-il entendre par cette boule d’or, surmontée d’une petite croix d’or, que Marie portait dans ses mains et offrait à Dieu? «  Cette boule que vous voyez représente le monde entier, la France particulièrement et chaque personne en particulier.  » Ne serait-elle point la terre virginale, bénie par Marie, sur lequel est planté l’arbre de la croix, par opposition à la terre maudite, qui est sous les pieds de l’apparition, terre qu’enveloppe de ses replis tortueux l’infernal serpent? 

Paroles de la Vierge

« Mon enfant, le Bon Dieu veut vous charger d’une mission. Vous aurez bien de la peine, mais vous vous surmonterez en pensant que vous le faites pour la gloire du Bon Dieu… vous en serez tourmentée, jusqu’à ce que vous l’ayez dit à celui qui est chargé de vous conduire,vous serez contredite. Mais vous aurez la grâce. Ne craignez pas, dites tout avec confiance et simplicité. » « Mon enfant, j’aime répandre mes grâces sur la communauté. Je l’aime heureusement. J’ai de la peine  : il y a de grands abus, la règle n’est pas observée, la régularité laisse à désirer. Il y a un grand relâchement dans les deux communautés. Dites-le à celui qui est chargé de vous…  ». « Les temps sont très mauvais, des malheurs vont fondre sur la France  ;  le trône sera renversé [dix jours après, c’était fait] ;

le monde entier sera renversé par des malheurs de toutes sortes, mais venez au pied de cet autel, là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur, elles seront répandues sur les grands et sur les petits…  » «  Le moment viendra où le danger sera grand ;on croira tout perdu, là je serai avec vous, ayez confiance ;vous reconnaîtrez ma visite et la protection de Dieu et celle de saint Vincent sur les deux communautés.   Il y aura bien des victimes, Monseigneur l’archevêque mourra. Mon enfant, la Croix sera méprisée ; le sang coulera dans les rues. Mon enfant, le monde entier sera dans la tristesse. À ces mots, je pensai  : quand est‑ce que ce sera  ? J’ai très bien compris  :« quarante ans.  » 

Messages de la Vierge  

La Vierge regrette que la règle ne soit pas observée dans les deux communautés de saint Vincent de Paul et des filles de la Charité. Marie insistera plusieurs fois, dans ses apparitions, sur l’importance de l’obéissance.

Elle annonce que pendant les évènements difficiles qui s’annoncent (journées de Juillet et guerre franco allemande de 1870) elle sera présente et dispensera ses grâces. Elle invite grands et petits à venir « au pied de cet autel recevoir les grâces qui seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur ! » (L’iconographie de la médaille miraculeuse montre la vierge mains tendues répandre ses grâces sur le monde et à contrario elle explique l’absence de rayons du fait des grâces qu’on ne lui demande pas !) 

L’apparition de la rue du Bac inaugure le rôle que Marie ambitionne de jouer : celle de médiatrice de toutes les grâces. C’est à dire d’intermédiaire entre Dieu et les hommes pour leur faire obtenir la grâce de Dieu*.

* La grâce désigne la bienveillance absolument gratuite que, de toute éternité, Dieu témoigne à l’homme en l’appelant à partager sa propre vie. C’est « intimité » avec Dieu est donnée par le baptême et renouvelée par les sacrements. C’est par grâce que Dieu nous sauve.

Autres Visions et/ou  éléments supra-naturels

Catherine est également sujette à des  visions  ou à des prémonitions. Elle reconnaît Vincent de Paul en le vieillard qui lui a dicté sa vocation.Catherine Labouré aurait eu également la vision d’une « Croix de la Victoire* » : un monument qu’il se serait agi d’édifier à Paris. Surtout, l’apparition de la rue du Bac est célèbre pour avoir donné naissance à la « médaille miraculeuse ». 

* La croix de la Victoire

Quelques mois après la fin de la Révolution de 1848, Catherine Labouré aurait eu la vision d’une « Croix de la Victoire », d’un monument qu’il se serait agi d’édifier à Paris : elle s’empresse, bien sûr, d’aller le dire à M. Aladel [son confesseur], deux fois, et même de le mettre par écrit, à chaud, dès le 30 juillet 1848, de crainte d’oublier un détail : « Il y aura des ennemis de la religion qui chercheront et promèneront une Croix couverte d’un voile noir qui portera la terreur dans les esprits. Mais la Croix triomphera. Il y aura une croix que l’on appellera la Croix de la Victoire, qui portera la livrée de la nation ; elle sera plantée du côté de Notre-Dame, sur la place des victimes. La voici : une Croix sera faite d’un bois précieux, étranger. Elle sera garnie. Elle aura des pommes d’or aux extrémités. Le Christ sera grand ; la tête penchée du côté du cœur, la plaie du côté droit où coule beaucoup de sang. La livrée de la nation dans le haut de la colonne. Le blanc, c’est l’innocence, voltigeant sur la couronne d’épines. Le rouge représente le sang ; le bleu, c’est la livrée de la Sainte Vierge. » Et de continuer : « Cette croix sera appelée la Croix de la Victoire. Elle sera en grande vénération. De toute la France et des pays les plus éloignés, et même de l’étranger, les uns y viendront par dévotion, les autres en pèlerinage, et d’autres par curiosité. Enfin, il se fera des protections toutes particulières qui tiendront du miracle. Il ne viendra pas une personne à Paris qui ne vienne voir et visiter cette croix, comme une œuvre d’art. » […] « Sur le pied de la Croix, il sera représenté toute cette révolution, telle qu’elle s’est passée. Le pied de la croix m’a paru avoir de 10 à 12 pieds [environ 3,5 mètres] en carré, et la croix de 15 à 20 pieds [de 4,5 à 6 mètres] en hauteur. Et, une fois élevée, elle m’apparaissait à peu près de 30 pieds [9 mètres] de hauteur. Sous cette croix, il reposera une partie des morts et des blessés pendant les événements si pénibles… » […] « Ici, un bras paraît, une voix se fait entendre : « le sang coule ! » En montrant du doigt le sang : « L’innocent meurt, le pasteur donne sa vie. » » […] « La croix m’apparut de toute beauté. Notre-Seigneur était comme s’il venait de mourir. La couronne d’épines sur sa tête, les cheveux épars dans la couronne par-derrière, la tête penchée du côté du cœur.»Mais l’abbé Aladel, son confesseur, n’en tint pas compte. C’est pourquoi, elle lui écrivit peu après cette lettre : « […] Je vous parle de cette croix, après avoir consulté le Bon Dieu, la Sainte Vierge et notre bon père saint Vincent, le jour de sa fête et tout l’octave où je me suis abandonnée toute à Lui, et le priai qu’Il m’ôte toute pensée singulière à ce sujet et à tant d’autres. Au lieu de me trouver soulagée, je me suis sentie de plus en plus pressée de vous donner tout par écrit. Ainsi par obéissance, je me soumets. Je pense que je n’en serai plus inquiétée. Je suis, avec le plus profond respect, votre fille toute dévouée au sacré-Cœur de Jésus et de Marie. » Cette croix n’est, à ce jour, toujours pas érigée.

Ce que  dit« La médaille miraculeuse » 

Iconographie de l’avers : la face lumineuse

Les mots et dessins gravés sur l’avers de la médaille expriment divers messages :

– La forme de la médaille est ovale.

– La Vierge Marie est représentée en pied, les bras légèrement détachés du corps et les mains ouvertes, étendues vers la terre, en geste d’ouverture et de don.

– Le serpent  : la Vierge écrase la tête du serpent   : «  un serpent de couleur verdâtre avec des taches jaunes   », précisera la sœur ;cela rappelle l’image de la  Genèse (Gen. 3:15): «  je mettrai l’hostilité entre toi et la femme […] Celle-ci te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon » . 

Mais d’un point de vue théologique, cette version ne correspond pas au texte hébreu, dans lequel ce n’est pas la femme, mais  sa lignée ,  son descendant, qui écrase la tête du serpent ; le texte n’attribue donc pas à Marie, mais à son Fils, la victoire sur Satan . Toutefois, comme la conception biblique instaure une solidarité profonde entre un parent et sa descendance, la représentation de l’Immaculée qui écrase le serpent, non par sa propre vertu, mais par la grâce du Fils, est cohérente avec le sens original du passage.

Pour l’anecdote, dans le chapître XVII du  Livre pour sortir au jour , ou Livre des morts, « le Grand Chat qui est dans l’Héliopolis », écrase de l’une de ses pattes avant, Apophis, un serpent géant, ennemi du soleil, qui habite dans les profondeurs de Noun, le chaos originel, et qui chaque nuit, à la septième heure, attaque la barque solaire pour la faire échouer et interrompre ainsi le processus de création ! (Historia, Décembre 2017 )

– D es 15 anneaux de ses doigts (5 par doigt) surgissent des rayons de lumière symbolisant les  grâces qui sont obtenues par son intercession La Vierge porte, à chaque main, quinze anneaux*, revêtus d’autant de pierreries, d’où jaillissent de toutes parts des rayons proportionnés, « de manière que l’on ne voyait plus les pieds de la Sainte-Vierge. » Ces rayons, ce sont les grâces que la Vierge accorde si on prie son intercession. Les anneaux qui ne brillent pas sont, à l’inverse, « les grâces qu’on oublie de me demander ! » On peut y voir aussi un symbole des quinze mystères du Rosaire**. 

* Dans bien des foyers, on conserve, dans le coffret des souvenirs de famille, un anneau semblable à ceux qui paraient les doigts de la Vierge de la rue du Bac. C’est le chapelet dont se servait un lointain aïeul. (Les scouts ont repris cet usage. Ils portent, pendu à leur ceinture, cet anneau-chapelet moins encombrant que les cinquante grains). 

Anneau-chapelet

En 1830, c’était l’instrument dont on se servait pour compter les Ave du Rosaire. L’on passait à l’index de la main droite cet anneau recouvert de dix grains ou perles, et avec le pouce de la même main, on le faisait tourner pour scander les dizaines. C’était donc bien un rosaire complet de quinze dizaines (3 anneaux-chapelets à chacun des 5 doigts) que Notre-Dame portait à chacune de ses mains. Et par conséquent c’est à la prière du Rosaire que doit s’appliquer le symbolisme de cette scène. Le Rosaire lui plaît tellement qu’elle s’en revêt comme d’une parure. Par-dessus toutes les autres prières il a tant d’efficacité « qu’il fait jaillir des mains de la Médiatrice sur nos âmes une immense pluie de grâces. »(ibib.p.7) 

– La prière «  O Marie conçue sans péché*, priez pour nous qui avons recours à vous  » circule le long du bord de la médaille, entourant la Vierge Marie. ‘Marie conçue sans péché’ est l’esquisse d’un titre, plus théologique, qui sera consacré à  Lourdes en  1858  : « Je suis l’ Immaculée Conception  ». Cette phrase confirme que la Vierge à qui on demande de « prier pour nous » est bien notre meilleur Avocate auprès de Dieu. Comme le disent les paroles du « Je vous salue Marie » : « …Priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. », la Vierge peut nous aider en priant pour nous à deux moments : dans notre vie terrestre et lors de notre mort, afin d’assurer notre salut. 

*  La fête de l’Immaculée Conception est  liturgiquement  fixée au  8 décembre .  Si l’ Église orthodoxe  célèbre la fête de la Conception de Marie et nomme Marie « l’Immaculée », elle ne reconnaît cependant pas ce dogme de l’Immaculée Conception, de même que les  protestants  ou les autres Églises chrétiennes.

– L a date « 1830 » , est l’année des trois apparitions successives de la Vierge Marie à  Catherine Labouré .

– La robe  : la Vierge est habillé de blanc vêtue d’une robe de soie « blanche aurore », montante, manches plates, taillée « à la Vierge », c’est-à-dire dans la simplicité qui épouse au cou, aux épaules, aux bras, directement les formes du corps.

– La couleur Aurore

Aurore est un  nom de couleur  attesté au  XVII e  siècle  dans le domaine de la  mode , qui se réfère à la  couleur  du ciel au  lever du soleil . Historiquement, c’est un  jaune orangé  ; aujourd’hui le nom  aurore  désigne parfois un  rose .

–  Un voile blanc couvrait la tête de l’apparition et descendait de chaque côté jusqu’aux pieds. L’usage du voile, dans l’Eglise, est spécialement réservé aux vierges qui se donnent à Dieu dans la vie religieuse. La figure est bien découverte, si belle que la voyante n’en pouvait dépeindre ou exprimer la beauté ravissante. 

– Les mains sont étendues. C’est cette attitude que reproduira la Vierge, à Lourdes, au jour de la grande apparition (25 mars 1858) ; c’est celle que Marie prendra encore, durant l’apparition de Pontmain (17 janvier 1871), au témoignage réitéré de Joseph Barbedette, l’un des petits voyants devenu Oblat de Marie Immaculée. Que signifie cette attitude? Marie, à n’en pas douter, veut affirmer sa médiation. 

Iconographie du revers : la face douloureuse 

Sur le revers de la Médaille, la Vierge se révèle de façon univoque comme la  Co-rédemptrice , et cela par le biais de quatre symboles, les plus forts que l’on puisse trouver dans l’Ecriture Sainte en rapport avec la Co-rédemption, à savoir : la croix, le “M” pour Marie, deux cœurs transpercés et les douze étoiles de la Femme de l’apocalypse. 

– La croix exprime pleinement tout le mystère de la Rédemption. La barre et la Croixsymbolisent l’épreuve. Au centre, la lettre ‘M’ pour Marie est surmontée par la croix et entrelace une barre transversale qui soutient le pied de la  Croix . Les deux signes entrelacés montrent le rapport indissoluble qui lie le christ à sa mère ; Marie est associée à la mission du salut de l’humanité qu’accomplit son fils et participe par sa compassion (souffrir avec ) à l’acte même du sacrifice rédempteur du Christ. Ce  symbolisme reflète la relation étroite de Marie et de  Jésus dans l’ histoire du Salut . La Dame d’Amsterdam revendiquera d’ailleurs que l’Eglise consacre ce rôle en reconnaissant dans un nouveau dogme sa qualité de « co-rédemptrice ».

– Les deux cœurs blessés l’un entouré d’épines et l’autre transpercé par un glaive, sont le plus beau symbole de l’amour rédempteur. Le cœur de Jésus* et le cœur de Marie sont représentés l’un à côté de l’autre ! A la question de sœur Catherine, qui demandait s’il fallait écrire un texte sur le revers de la Médaille, la Vierge Marie répondait : « Le “M” et les deux cœurs en disent assez. »De fait  ! Aimer est le monogramme de Marie ! Ce cœur nous fait penser à celui montré par la Vierge à sœur Lucie, un des trois voyants de Fatima, dans la vision de Tuy* : alors que la Vierge se tient sous le bras droit de la croix,    elle tient dans sa main droite un cœur « avec une couronne d’épines et des flammes …  ». Voir l’apparition de Fatima.

– Les 12 étoiles sur la médaille indiquent la vocation universelle de la Vierge Marie en tant que Mère de tous les hommes. Les douze étoilessont les douze  tribus d’Israël et les douze  apôtres . Il convient de noter que dans ce qu’elle a révélé, Catherine Labouré n’a jamais parlé d’étoiles (ni de leur nombre). Cette couronne d’étoiles nous rappelle immanquablement la Femme de l’Apocalypse**, revêtue de soleil et couronnée d’étoiles, qui crie de douleurs. C’est en tant que Co-rédemptrice du monde et de toute la création qu’elle souffre dans le travail de l’enfantement, afin que le Christ soit enfanté dans le cœur de chaque homme. Le créateur du  drapeau européen ***

*** Arsène Heitz , a choisi les douze étoiles en invoquant le même symbole biblique que la Médaille. Elles ont été placées par le graveur au revers de la médaille, alors qu’elles auraient dû couronner la tête de la Sainte Vierge.

**  La  Femme de l’Apocalypse   est un personnage  biblique  qui apparaît au chapitre 12 du livre de l’ Apocalypse  : « Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le  soleil  l’enveloppe, la  lune  est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; 2- elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. 3-  Puis un second signe apparut au ciel : un énorme  Dragon  rouge feu, à sept têtes et dix  cornes , chaque tête surmontée d’un  diadème . 4- Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. 5-  Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un  sceptre  de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de  Dieu  et de son trône, 6- – tandis que la Femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu’elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. 7- Alors, il y eut une bataille dans le ciel :  Michel  et ses  Anges  combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses  Anges . 8-  mais ils eurent le dessous et furent chassés du  ciel . […] 13-  Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant mâle. 14- Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps. 15- Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d’eau derrière la Femme pour l’entraîner dans ses flots. 16-  Mais la terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon. 17-   Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de  Jésus .  18-  Et je me tins sur la grève de la mer. »

** En Octobre 2017 le parti politique français « Les insoumis » a soulevé une polémique en demandant la suppression du drapeau européen de l’hémicycle de l’Assemblée nationale en partie en raison de la suspicion tenant à son « origine chrétienne ». Il faisait allusion aux douze étoiles entourant le drapeau européen figurant déjà sur la médaille miraculeuse ! 

Eléments conformes aux autres apparitions 

La lumière qui baigne la Vierge. La présence d’un ange ; Les éléments de l’iconographie : serpent, étoiles, globe, lumière…L’attitude maternelle et douce de la Vierge ; la réprimande vis à vis des communautés ; le devoir d’obéissance ; la Vierge apparaît dans une chapelle comme à Rome et Akita. La Vierge apparait à une jeune femme très pauvre et presque inculte. Les guérisons nombreuses (médaille miraculeuse); les prédictions qui se réalisent. Le corps retrouvé intact quelques années après l’inhumation. Un enfant ( ange) la guide vers La chapelle, comme lors de l’apparition de Kibeho ( Japon)

Eléments spécifiques

La rue du Bac inaugure, à travers la création d’une médaille, un moyen moderne d’apostolat, à côté des autres : source, lieux de prière (églises et chapelles) et guérisons miraculeuses. La Vierge demande à Catherine de rassembler une confrérie d’enfants de Marie. En  1837 , les Filles de la Charité et les  Lazaristes  répondent à ce vœu en fondant les  Enfants de Marie Immaculée .  La Vierge n’apparaît pas dans un décor champêtre ou près d’un élément paysager (arbre ou jardin). Pas de demande de construction d’une chapelle ou d’une église.  La vierge est assise dans un fauteuil

Lien avec d’autres apparitions 

Cette apparition élargit le travail d’apostolat de la vierge et de conversion des pécheurs, à travers la diffusion d’une médaille ; cette médaille entraînera, à Rome, la conversion d’Alphonse Ratisbonne ; la Vierge de la rue du Bac annonce le dogme de l’Immaculée conception confirmé à Bernadette Soubirous à Lourdes. Le cœur ensanglanté de Marie placé près de celui du Christ sur la médaille miraculeuse, apparaîtra plus tard à sœur Lucie, un des trois voyants de Fatima, dans la vision de Tuy et annonce la demande de Marie, à Ida Peerdeman, à Amsterdam, de lui voir reconnue le dogme de co-rédemptrice de l’humanité.  

On peut dire que déjà, rue du Bac, Marie fait allusion sur les deux faces  de la médaille  aux trois titres mariaux de Co-rédemptrice, (le M et la croix), Médiatrice de toutes les grâces (les rayons des anneaux) et Avocate (la phrase inscrite « priez pour nous », qu’elle révèlera à Amsterdam à travers  une seule image dont elle dira : « Elle est la signification et la représentation du nouveau dogme. » (8.12.1952). Faire connaître et aimer cette “ Vierge au globe, reine de l’univers ”, sera, si l’on peut dire, le tourment de la vie de sainte Catherine Labouré ; or, cette reine de l’Univers précède clairement « la Dame de tous les peuples », qui se révèlera à Ida Peerdeman, à d’Amsterdam, de 1945 à 1958. 

 P. Paul Maria Sigl, Die Frau aller Völker ‘Miterlöserin Mittlerin Fürsprecherin’   Amsterdam – Rome, 25 mars 1998

Les répercussions de la médaille de Paris et de l’image d’Amsterdam 

En 1832, les 2000 premières médailles étaient frappées en France, exactement dans les mois où sévissait une épidémie de choléra : dans la seule ville de Paris on comptait 20 000 morts. Les Sœurs de la Charité distribuèrent la Médaille de Marie aux malades qui séjournaient dans leurs hôpitaux. Et aussitôt de nombreuses guérisons miraculeuses se produisirent – si nombreuses que la Médaille de l’Immaculée fut surnommée ‘La Médaille miraculeuse » – nom qui lui est resté jusqu’à aujourd’hui. Trois ans plus tard, un million de médailles avaient déjà été distribuées.

« Lors du décès de Catherine Labouré, en 1876, on en comptait déjà un milliard.»  Ce que Dieu a réalisé à l’échelle mondiale avec la Médaille miraculeuse, Il veut l’opérer avec plus de puissance encore par la diffusion mondiale de la prière et de l’Image de la Dame de tous les peuples d’Amsterdam. Le grand Miracle, promis ici, est l’effusion de l’Esprit Saint qui doit venir sur le monde entier à travers la récitation d’une prière. (1.04.1951)

La statue d’après « l’autre vision » de Sainte Catherine

Catherine a vu la vierge prendre au moins deux attitudes ; dans la première elle apparaît avec un voile sur la tête couronnée de douze étoiles et dans les mains de Marie une boule d’or surmontée d’une croix. Le globe qu’elle tient s’éclaire d’une vive lumière. La sainte Vierge, avec une tendresse maternelle, regarde cette pauvre terre et par moment elle tient les yeux élevés vers le Ciel, car elle offre à Dieu ce globe de la terre. Sous ses pieds se trouvait un autre globe tel qu’il est représenté sur la Médaille Miraculeuse. Dans une autre apparition, elle apparaît avec des anneaux aux doigts recouverts de pierreries, plus belles les unes que les autres: les unes plus grosses et les autres plus petites, qui jettent des rayons illuminant la terre sous les pieds de la Vierge. Les rayons absents « ce sont les grâces qu’on oublie de me demander » explique la sainte Vierge Marie.

La Vierge au Globe mise de côté

Quand il a fallu frapper les premières médailles, cette représentation n’a pas été retenue. Les raisons qui ont dicté le choix d’une Vierge avec les mains tendues vers le bas sont les suivantes :

– Cette représentation de la Vierge avec un globe n’est pas nouvelle mais elle est rare et inusitée, et M. Aladel, confesseur de la sainte, a préféré choisir une Vierge classique de l’Immaculée Conception ;

– La présence de deux globes sur la statue, un dans les mains l’autre sous les pieds, laissait perplexes les supérieurs ;

– l’orfèvre avait des difficultés pour représenter la Vierge au globe ; des essais avaient été tentés mais ils furent peu satisfaisants.

Succès de la Vierge aux mains tendues

Pour autant le Ciel n’en a pas tenu rigueur puisque la Médaille Miraculeuse a obtenu un succès immédiat et foudroyant. C’est par centaine de millions que les Médailles Miraculeuses selon la représentation classique de l’Immaculée Conception, ont été distriubées à travers le monde.

V- Reconnaissance et sanctuaires 

Reconnaissance

L’apparition elle même n’a pas fait l’objet d’une reconnaissance officielle, mais la canonisation de sa voyante Catherine Labouré présume de la réalité de son récit. Catherine Labouré est canonisée le 27 juillet 1947 par le pape  Pie XII . Elle est fêtée localement le  25 novembre ou le  28 novembre . Catherine  présente les marques de la sainteté  :  son corps est exhumé retrouvé en parfait état (personne  myroblyte ).

Sanctuaire 

La chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, ou chapelle de la rue du Bac, est une  chapelle  située dans le  quartier Saint-Thomas-d’Aquin  du  7 e  arrondissement  de  Paris , au 140,  rue du Bac , desservant la  Maison des Filles de la Charité . Lieu de l’ apparition mariale  présumée à  Catherine Labouré , cette chapelle est devenue un lieu de  pèlerinage  très fréquenté avec deux millions de visiteurs par an environ. Il fait partie des dix lieux culturels les plus visités à Paris.

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Chapelle de la Médaille Miraculeuse avec Marie et Sainte Catherine

La Médaille Miraculeuse : apparition de Marie rue du Bac à Paris

La médaille miraculeuse révélée le 27 novembre 1830.

Ce samedi vers 17h30, veille du 1er dimanche de l’avent, pendant que les sœurs se trouvaient réunies à la Chapelle des filles de la Charité – qui ne s’appelait pas encore la chapelle de la Médaille Miraculeuse – pour la méditation, la Sainte Vierge revient après son apparition du 18 juillet à sœur Catherine Labouré.

Catherine l’aperçoit, debout, les pieds posés sur un globe terrestre, où s’agite un serpent de couleur verdâtre. La Vierge avait le pied posé sur la bête immonde. Elle dit à Catherine :

“Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier.”

La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit surmonté d’une croix d’or. Elle l’offrait à Dieu d’un geste suppliant, symbole de sa médiation universelle à côté du seul Médiateur, le Christ. Tout à coup les doigts de ses mains se remplissent d’anneaux porteurs de diamants qui jettent des rayons de tous côtés. Elle dit :

“C’est l’image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent…”

Et pour expliquer les pierres qui ne projettent pas de rayons, elle dit:

“C’est l’image des grâces que l’on oublie de me demander.”

À ce moment, se forme autour de la Vierge un tableau ovale sur lequel Catherine voit apparaître en lettres d’or :

“Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.”

Puis le tableau paraît se retourner. C’est le revers de la Médaille Miraculeuse: un grand M, initiale de Marie, surmonté d’une croix. Au-dessus, les deux Cœurs: celui de Jésus, couronné d’épines; celui de Marie, percé par le glaive. Douze étoiles entourent ce tableau.

La Médaille Miraculeuse en recto et verso avec les étoiles, le M, la croix et les deux coeurs, ainsi que la Vierge aux rayons et la belle prière

Catherine mourut 46 ans après les apparitions sans jamais avoir révélé son secret à d’autres qu’à son directeur. Son corps, parfaitement conservé, est dans la chapelle des apparitions, sous la statue de la Vierge au globe.

Le symbole des douze étoiles

Le chiffre des douze étoiles semble bien évoquer l’idée des apôtres. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a parlé de ces apôtres des derniers temps qui “auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu, porteront sur leurs épaules l’étendard ensanglanté de la Croix, le Crucifix dans la main droite, le chapelet dans la main gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modestie dans toute leur conduite.” (Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, n°59).

Les autres symboles de la Médaille Miraculeuse

Le serpent et le globe.

La Vierge Marie est elle-même engagée dans le combat spirituel, le combat contre le mal dont notre monde est le champ de bataille. Ici elle écrase la tête du serpent, victorieuse avec son fils du mal et désire nous faire participer à cette victoire. Porter cette médaille, c’est donc porter un emblème de victoire mais aussi accepter un chemin de conversion par Marie. Le monde sous ses pieds montre aussi qu’elle est la mère de tous et qu’elle entend répandre ses grâces sur tous sans exception, pour autant qu’ils portent la médaille ou lui rendent grâce avec foi et confiance.

Les anneaux et les rayons

La Vierge porte quinze anneaux, revêtus d’autant de joyaux, d’où jaillissent de toutes parts des rayons qui tombent sur le globe terrestre. Ces rayons représentent les flots de grâces que Marie accorde aux fidèles qui portent sa médaille avec foi et confiance, selon ses propres paroles à sœur Catherine Labouré, qui insistera sur leur beauté, symbole de la bonté de Marie. Le chiffre quinze revient très souvent dans la Bible ou dans les pratiques. Il évoque les 15 mystères de la vie de Jésus traditionnellement médités avec Marie par la prière du Rosaire en 1830. A Lourdes , Marie apparaît pendant 15 jours, à Pellevoisin quinze fois … Elle ouvre les bras, symbole de sa volonté de sauver le plus grand nombre de personnes et de placer les hommes qui savent lui faire confiance sous sa protection.

Le M et la croix

Au revers de la médaille, au centre, un grand M est gravée, surmonté d’une croix fortement liée par une barre horizontale qui s’entrelace dans les branches du M. La liaison entre ces deux symboles, entre la croix et le M, initiale de Marie, montre comment la mère du Christ a pleinement souffert lors de la passion de son Fils, assistant à son calvaire avec toute la douleur pour une mère de voir le fruit de ses entrailles souffrir ainsi. Elle a pleinement souffert avec Jésus en prenant part à son supplice, pour nous. Autre symbolique du M au pied de la croix, la nouvelle dimension que prend Marie lors de la crucifixion du Christ. Lors de sa communion à la souffrance rédemptrice de Jésus, Marie reçoit sa nouvelle maternité : elle devient mère du disciple que Jésus aimait, et à travers lui, notre mère à tous. (Jn 19, 25-27)

Les deux coeurs

Sous le M, deux cœurs sont gravés. Le premier, celui de Jésus, est ceint de la couronne d’épines de son supplice. Il nous rappelle donc comment le Christ, par amour pour nous, a donné sa vie en rachat de nos péchés.

Le second cœur est transpercé d’un glaive, c’est le cœur de Marie, sa Mère, qui rappelle la prophétie de Syméon racontée dans les évangiles (Lc 2, 34-35). Le rapprochement des deux cœurs montre le lien étroit entre Marie et son fils, mais également l’amour infiniment grand qu’ils nous accordent.

C’est une invitation à renouveler notre amour pour le Coeur de Marie et, par lui, pour le Coeur de Jésus. “Ceux qui auront été intelligents – dit le livre de Daniel – brilleront comme la splendeur du firmament et ceux qui auront rendu justes un grand nombre brilleront comme les étoiles, toujours et éternellement.” (X11,3).

La diffusion de la Médaille Miraculeuse

En 1832, les 2000 premières médailles étaient frappées en France, alors que sévissait une épidémie de choléra. Les Filles de la Charité distribuèrent la Médaille de Marie aux malades qui séjournaient dans leurs hôpitaux. Et aussitôt de nombreuses guérisons miraculeuses se produisirent, si nombreuses que la Médaille de l’Immaculée fut surnommée ‘La Médaille Miraculeuse’, nom qui lui est resté jusqu’à aujourd’hui. Lors du décès de Catherine Labouré, en 1876, on en comptait un milliard diffusées.

En pratique

  • Venir participer au  Rosaire M animé par l’Alliance Mariale : un moment exceptionnel avec plusieurs centaines de participants dans la chapelle de la Médaille Miraculeuse
  • Visiter le site officiel de la Chapelle de la Rue du Bac .
  • Adresse : 140 rue du Bac, 75006 Paris, Métro Sèvres-Babylone ou Vaneau

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Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

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Intentions de prière du pape pour ce mois de janvier 2024, pour le don de la diversité au sein de l’église : prions pour que l’esprit nous aide à reconnaître les divers charismes dans la communauté chrétienne et à découvrir la richesse des différentes traditions rituelles au sein de l’église catholique..

LE JOUR DU SEIGNEUR – Reportage

Chapelle ouverte tous les jours Nous vous demandons d’observer les consignes sanitaires obligatoires.

Retrou vez ici les plus belles prières pour marie, lire plus.

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est un haut lieu de prière et de pèlerinage qui attire de nombreux fidèles  venus du monde entier,  désireux de se recueillir et demander la protection de la Vierge Marie. Ce sanctuaire est situé à Paris,  au 140 Rue du Bac .

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Sainte Catherine Labouré

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Apparition mariale : le message de Pellevoisin

NOTRE-DAME DE PELLEVOISIN

Corinne Mercier/CIRIC

Les apparitions de Pellevoisin se déroulent entre le 14 février 1876 et le 8 décembre de la même année. Marie apparaît à une jeune femme, Estelle Faguette, qui est malade en phase terminale au début des apparitions et sera guérie à la cinquième apparition (19 février). Marie se présente comme « la toute miséricordieuse » (3e apparition) et dit à Estelle plus tard qu’elle est venue pour « la conversion des pécheurs » (7e apparition) et pour « les petits et les faibles » (13e apparition). Elle présente à Estelle (9e apparition) le scapulaire qui porte, sur le devant, le cœur de son Fils. Plus tard, avec l’accord de Rome, figurera de l’autre côté une image de Marie. C’est là le noyau central des apparitions : la « toute miséricordieuse » conduit au cœur de son Fils, source de la miséricorde . Marie invite à prier plus spécialement pour l’Église et pour la France (11e apparition) :

« Ce n’est pas seulement pour toi que je demande [le calme], mais aussi pour l’Église et pour la France. Dans l’Église, il n’y pas ce calme que je désire. »

À propos de la France, dans sa 9e apparition, Marie nous reprend affectueusement, comme seule une mère sait le faire :

« Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français, il veut tout savoir avant d’apprendre et tout comprendre avant de savoir. »

Puis elle ajoute à la 11e apparition :

« Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon Fils… La France souffrira [mais] courage et confiance. »

Les difficultés qui vont se produire par la suite et entraver le rayonnement du message tiennent au contexte politique et aux initiatives souvent contre-productives de la comtesse de La Rochefoucauld, du père Salmon et de certains de ses proches. La comtesse joue un rôle ambigu ; jalouse d’Estelle, elle s’efforce de limiter son influence et, pour cela, use de son pouvoir auprès de Mgr Servonnet – évêque républicain hostile aux apparitions – pour la discréditer. Cependant, au moment où le gouvernement voudra fermer le sanctuaire, elle autorisera les pèlerins à se réunir dans le parc adjacent et par là même sauvera le pèlerinage.

Les plus grandes difficultés viennent du père Salmon lui-même et de certains membres de son entourage. Ultramonarchiste, il voit dans les apparitions de Pellevoisin le moyen que choisit la Vierge pour « sauver la France ». Notons plutôt que la Vierge, comme elle le dira elle-même à Estelle à la 7e apparition, est « venue particulièrement pour la conversion des pécheurs ».

Estelle apprend que la maladie qui la fait souffrir depuis une dizaine d’années est devenue incurable ; elle se décide alors à écrire à la Sainte Vierge…

Tout ceci nous fait percevoir le courage d’Estelle qui a toujours voulu rester fidèle au contenu du message délivré par la Vierge. Estelle a eu une vie un peu semblable à celle de Bernadette. Née de parents pauvres, après un essai de vie religieuse qui tourne court par suite de mauvaise santé, elle est embauchée finalement par la famille de La Rochefoucauld pour s’occuper des enfants. En août 1875, elle apprend que la maladie qui la fait souffrir depuis une dizaine d’années est devenue incurable ; elle se décide alors à écrire à la Sainte Vierge. Après sa guérison, de nombreuses calomnies courront sur son compte, comme Marie le lui avait annoncé :

« Tu auras des embûches ; on te traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle ; ne fais pas attention à tout ceci ; sois-moi fidèle, je t’aiderai » (5e apparition).

Tout ceci cessera à la fin de sa vie. Avec l’accord de son curé, elle n’aura pas peur de se rendre à Rome par trois fois pour rencontrer Léon XIII (2 fois) puis saint Pie X, afin de faire connaître le scapulaire du Sacré Cœur que la Vierge lui a révélé.

PELLEVOISIN-SCAPULAIR-ciric_163410.jpg

Estelle n’a pas peur. Elle résiste au comte de La Rochefoucauld qui voulait l’obliger à fermer la chapelle des apparitions.

Estelle n’a pas peur. En tant que femme et servante, elle est au plus bas de l’échelle sociale de son époque. Mais cette âme droite, qui ne supporte pas le mensonge, s’est souvent confrontée à son ancienne maîtresse qui s’estimait propriétaire du message. De plus, la voyante s’est retrouvée parfois aussi confrontée à des contradicteurs masculins. Elle résiste au comte de La Rochefoucauld qui voulait l’obliger à fermer la chapelle des apparitions.

Elle tient bon face aux interdictions du préfet. Elle ne cède pas face à la calomnie répandue par des membres du clergé et aux persécutions de l’archevêque Mgr Servonnet, particulièrement zélé à appliquer les directives gouvernementales. Estelle est libre vis-à-vis d’elle-même. Elle a une âme pénétrée des vertus mariales. Profondément maternelle, elle a prodigué ses soins aux enfants de la famille de La Rochefoucauld, qu’elle a élevés comme si c’étaient les siens. On peut dire aussi qu’elle sait se faire extrêmement discrète.

Estelle : Moi, je ne suis rien, mais ma mission est le commandement de la Mère toute miséricordieuse.

À la fin de sa vie, elle est devenue une prière incessante pour les autres. Un florilège de perles glanées au fil de ses lettres montre l’héroïcité des vertus mariales qu’elle a pratiquées : « La souffrance est notre partage et le calme notre force » ; « Moi, je ne suis rien, mais ma mission est le commandement de la Mère toute miséricordieuse » ; « C’est un honneur de souffrir pour la Sainte Vierge » ; « Je suis bien dangereuse de défendre la Sainte Vierge en affirmant la vérité de ses apparitions. Le diable est bien poltron de craindre une pauvre fille sans défense aucune, que de dire la vérité » ; « La souffrance fait le mérite de la vie ; « Je suis si pauvre que je n’ai que mes prières à vous offrir. »

Finalement, dans sa vieillesse, Estelle apparaîtra comme une femme « libérée par Marie ». Sa longue vie s’achèvera par une action de grâce exprimée dans ce dernier ex-voto placé dans la chapelle des apparitions : « Merci, ma Bonne Mère, de mon heureuse vieillesse. » Elle a vécu, de bout en bout, ce que la Vierge lui avait demandé :

Dès lors, on ne s’étonne pas que le cœur du message de Pellevoisin : « Aller au cœur de Jésus, source de toute miséricorde, par le cœur de Marie, toute miséricordieuse » ait connu un grand rayonnement, tout d’abord en France et au-delà…

Finalement, cette attitude intérieure lui procure une véritable noblesse que son visage, tout pénétré de paix et de bonté, n’a cessé de refléter jusqu’à la fin de sa vie. Dès lors, on ne s’étonne pas que le cœur du message de Pellevoisin : « Aller au cœur de Jésus, source de toute miséricorde, par le cœur de Marie, toute miséricordieuse » ait connu un grand rayonnement, tout d’abord en France, et au-delà, par exemple à la Martinique où, à l’occasion d’une mission récente, il nous fut donné de découvrir, dans plusieurs paroisses, de belles statues de Notre-Dame de Pellevoisin ramenées par des paroissiens venus en pèlerinage au sanctuaire dans les années 1960. Sans aller aussi loin, lors de l’installation de la statue de Notre-Dame de Pellevoisin à l’église Saint-Louis-d’Antin à Paris, en 2017, les foules étaient si nombreuses qu’il fallut doubler la conférence, et l’on distribua des centaines de scapulaires à cette occasion.

Aujourd’hui encore, des milliers de pèlerins viennent chaque année de plusieurs parties du monde. Pellevoisin est aussi connu par la présence de Georges Bernanos qui y est enterré.

Aujourd’hui encore, des milliers de pèlerins viennent chaque année de plusieurs parties du monde (Thaïlande, Colombie, Irlande, Japon, etc.). Pellevoisin est aussi connu par la présence de Georges Bernanos qui y est enterré. Enfin la présence de la Famille Saint-Jean (frères, sœurs contemplatives, sœurs apostoliques) permet d’assurer une vie liturgique régulière et un accueil de qualité (hôtellerie, présence de prêtres pour les confessions et accompagnement spirituel, boutique bien achalandée).

À proximité du sanctuaire, une maison pour les garçons (aux Besses) et une maison pour les filles (à Méobec) permettent d’accueillir les anciens toxicomanes et de leur redonner calme, courage, confiance près de la Vierge toute miséricordieuse. Pour le futur, on peut penser que le sanctuaire participera, dans toute sa mesure, à faire advenir le triomphe du cœur immaculé de Marie (apparition de Fatima). Marie n’a-t-elle pas demandé à Estelle de publier sa gloire ? Et l’on peut être sûr aussi que le triomphe du cœur immaculé de Marie préparera le second avènement du Christ, Roi de miséricorde, dont les pèlerins portent aujourd’hui les armes pacifiques sur le cœur en recevant le scapulaire.

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Pourquoi tous les touristes visitent la chapelle de la rue du Bac ?

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Saviez-vous que dans le top 10 des lieux les plus visités de Paris figure la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse ? On estime effectivement à 2 millions le nombre de visiteurs annuels qui se rendent rue du Bac pour investir les lieux : cela représente plus de passage qu’au Jardin des Plantes ou à l’Arc de Triomphe !

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Mais pourquoi cette chapelle , pourtant invisible depuis l’extérieur et si peu connue des parisiens , attire t-elle autant de monde ? Le 19 juillet 1830, la sœur Catherine Labouré  y aurait eu une apparition de la Sainte Vierge… Au terme de leur entrevue, Marie lui demanda de retenir les images de cette apparition et de les faire graver sur une médaille , qui serait alors pourvue d’un pouvoir miraculeux .

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La chapelle devient alors le siège officiel de la “diffusion de la Médaille Miraculeuse ” et un véritable lieu de pèlerinage,  reconnu bien au delà des frontières françaises. Depuis, les foules s’empressent dans l’édifice, que nous vous proposons de découvrir dans notre visite surprise inédite … Mais chut, nous ne pouvons pas vous en dire plus !

Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse 140, rue du Bac, Paris 7e Métro : Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12)

Crédit photo à la une : Instagram @ni1549

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À lire également : Top 10 des églises insolites de Paris Les petits secrets de la Sainte-Chapelle

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Incivilités ou responsabilité de la mairie : pourquoi les rues de Paris sont-elles jonchées de sapins ?

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La fin de la période de Noël a coïncidé avec l’apparition de nombreux conifères sur les trottoirs. La mairie a mis en place 176 points de collecte mais leurs horaires d’ouverture ne facilitent pas la tâche aux administrés.

Si vous êtes un Parisien ou un usager de la capitale, attention à ne pas avoir les yeux rivés sur votre smartphone en pleine rue. Depuis quelques jours, des sapins pullulent sur les trottoirs suite à l’issue des fêtes de Noël. La ville de Paris a pourtant mis en place une opération « recyclons nos sapins » depuis le 2 janvier (et ce jusqu’au 20 janvier), et 176 points de collecte sont disséminés dans les 20 arrondissements.

Pourtant, force est de constater que l’initiative de déposer son sapin dans un point dédié n’est pas suivie par tout le monde. Sur les réseaux sociaux, des publications font état de rues parisiennes où les sapins gisent entassés les uns sur les autres, bloquant le passage des passants. Les internautes pointent la responsabilité de la mairie et de son édile, Anne Hidalgo, les plus grinçants ajoutant que ce problème a le mérite de ramener un peu de verdure dans la capitale.

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Horaires d’hiver

Marc, habitant dans le 18e arrondissement, assure avoir cherché un square pendant 15 minutes dans son quartier. « Je suis en pleine forme et j’ai pu me balader avec mon sapin sur l’épaule», raconte le quadragénaire . «Mais si je me mets à la place d’une personne âgée ou d’autres qui circulent avec difficultés, je me dis que ce n’est pas possible. » Ce mercredi matin, il a croisé « cinq sapins balancés n’importe comment » sur le chemin pour amener sa fille à l’école. « La ville du quart d'heure prend une demi-heure », plaisante-t-il.

À quelques quartiers près, ce reproche sur les distances entre les différents points paraît exagéré au regard de notre carte disponible ci-dessus. La majorité des sites sont situés dans des squares, parcs et jardins. Problème, en hiver, les horaires sont raccourcis et coincent les travailleurs. Paul, qui assure croiser « beaucoup de sapins jetés en pleine rue » dans son quartier de Pigalle (IX et XIXe arrondissements), a joué les cascadeurs au square d’Anvers. « J’ai terminé après 18 heures, donc les grilles étaient fermées. J’ai été obligé d’escalader les grilles pointues pour déposer mon sapin sous les yeux de ma fille », raconte-t-il. Contacté, Antoine Guillou, adjoint à la maire de Paris chargé du recyclage, estime, lui, « l'amplitude horaire assez large sur les 176 points ». « Un nombre conséquent d’entre eux est ouvert 24h/24 », pointe-t-il.

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Incivilités des parisiens

La vraie raison serait plutôt à chercher du côté du manque de savoir-vivre d'une partie des Parisiens. «Pourtant capables de l’amener chez eux, ils sont visiblement moins motivés à l’idée de ramener les conifères pour les recycler» , déplore aussi Antoine Guillou. « Il y en a qui mettent des sacs autour du sapin pour éviter les épines qui tombent mais qui le foutent juste devant chez eux », soupire Marc.

Dans le XVIIe arrondissement, à l'intersection des rues Aublet et Laugier, Stéphanie a vu un imposant amas d’arbres grossir ces derniers jours. « C’est devenu un coin dépotoir, mais cette année, je vois des personnes en mettre partout, sans chercher à regrouper. » Elle les compare à des « cochons » et les juge « indéfendables puisque la mairie a effectué une campagne d’affichage claire ».

« Ça m'agace», s’exaspère Paul. « Cet exemple en dit beaucoup sur la manière dont les habitants envisagent la vie en commun. » Il voit cela comme « une marque de mépris ». « Le réflexe de balancer ce qui gêne sans réfléchir et sans penser aux personnes qui travaillent derrière pour les ramasser, me dépasse. Ces gens-là se disent ''Il y aura bien quelqu'un pour ramasser mon sapin !'' .»

Antoine Guillou confirme que les dépôts sauvages « sont ramassés en l’espace de 24 à 48 heures » et perturbent « les services de ville ». Ces derniers « délaissent leurs tâches habituelles » en détachant des véhicules à ces missions. Enfin, ces sapins ne peuvent pas être compostés et recyclés.

Amendes illusoires

La solution passerait probablement par des amendes plus régulières pour contrer ces incivilités. Le dépôt sauvage de sapin est passible d'une contravention pouvant monter jusqu’à 135 euros, mais difficile pour les forces de l’ordre de prendre les administrés qui ne respectent pas la règle sur le fait. «Quand tu vois quelqu'un qui balance son sapin, il faut l'aligner», enrage Marc. « Il faut arrêter d'être trop bienveillant et tenter d’avoir un vrai impact pour enrayer ce phénomène. » L’adjoint en charge de toutes les questions relatives à la propreté de l'espace public préfère appeler au « civisme » de chacun. « On ne peut pas avoir un policier municipal derrière chaque sapin », souffle l’élu.

De son côté, la municipalité avance que 114.247 sapins ont été collectés et transformés en 2500 m3 de broyat l'an passé. Les Parisiens ont jusqu’au 20 janvier pour déposer leurs conifères dans les espaces de collecte, et peuvent les repérer sur notre infographie ci-dessus.

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  • mairie de Paris

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Plus d'options

le 12/01/2024 à 00:30

La mairie de Paris a mis dans la tête des parisiens qu’ils ou aient se débarrasser de tout ce qu’ils veulent en le déposant sur le trottoir devant chez eux) ou devant chez le voisin. Les encombrants fleurissent sur nos trottoirs et y restent souvent plusieurs jours

3311990 (profil non modéré)

le 11/01/2024 à 17:16

Moi j'ai mon sapin synthétique je le rangerai à la cave après usage.

De quoi vous plaignez-vous les sapins ça fait de la verdure !

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histoire apparition rue du bac

Diana Salazar, l'espoir de l'Équateur contre la corruption

La procureure générale équatorienne, Diana Salazar, est une figure de proue de la lutte contre la "narcopolitique". Elle a mené des enquêtes qui ont conduit à l'arrestation de nombreuses personnes, dont des juges et des procureurs, soupçonnés d'être impliqués dans la criminalité organisée liée au narcotrafic.  

Publié le : 21/01/2024 - 09:37

Diana Salazar n'a pas peur de s'attaquer aux puissants. Surnommée la "Loretta Lynch équatorienne" (célèbre procureure générale aux États-Unis sous Barack Obama), la procureure générale a mené en décembre 2023 l'opération "Metastasis", une vaste enquête sur la corruption et la collusion entre le narcotrafic et les institutions publiques, qui a conduit à l'arrestation d’une trentaine de personnes. 

"La réponse à cette opération sera certainement une escalade de la violence", avait-elle prévenu, en révélant cette enquête décrite comme la pierre angulaire de la "narcopolitique" dans le pays. Ses prédictions se sont malheureusement réalisées. Depuis l'opération, l'Équateur est confronté à une vague de violence sans précédent, déclenchée par les gangs de narcotrafiquants , causant des dizaines de morts. Le plus récent en date est l'assassinat, mercredi 17 janvier, du procureur enquêtant sur une prise d'otages sur un plateau télévisé , qui avait eu lieu début janvier. 

Populaire et appréciée des Équatoriens 

À 42 ans, Diana Salazar est une figure bien connue de la scène anti-corruption depuis plusieurs années. Première femme noire du pays à diriger le département de la Justice, elle a été saluée en 2021 par le département d’État américain comme une "championne de la lutte contre la corruption". Titulaire d'un doctorat en jurisprudence et de plusieurs diplômes dans le domaine des droits humains et de la protection des personnes d'ascendance africaine, elle est procureure générale du pays depuis 2019. 

Bien qu'elle reçoive régulièrement des menaces de mort, elle continue à mener ses enquêtes sans peur. Lors de ses rares apparitions publiques, elle porte un gilet pare-balles et est protégée par un important service de sécurité. Pendant une audience récente, la procureure a lancé aux criminels : "Venez m'assassiner !", déclarant qu'elle ne se laisserait pas intimider par leurs menaces. Suivie par plus de 240 000 personnes sur X , elle n’hésite pas à communiquer à ce sujet. 

Cuando se unen la corrupción y el narcotráfico, tenemos un verdadero cáncer en la sociedad. Este caso nos recuerda que no podemos darnos por vencidos y que entre todos podemos rescatar al país de las manos de la criminalidad. ¡No permitiremos la impunidad! https://t.co/m0lz7msvg3 https://t.co/MuzHGDfVnI — Diana Salazar M. (@DianaSalazarM2) December 14, 2023

"Le courage de Diana Salazar, qui sait parfaitement qu'elle risque sa vie pour lutter contre la corruption, la rend populaire et appréciée des Équatoriens", relève Emmanuelle Sinardet, professeure de civilisation latino-américaine à l’université Paris Nanterre.  

"Elle a souvent été critiquée pour son ambition et ses relations supposées avec des intérêts puissants. Cependant, face aux menaces qui pèsent sur elle et sa famille, l'opinion publique la voit comme une figure d'intégrité et de dévouement au bien commun. Elle est considérée comme le bras judiciaire de la lutte pour restaurer l'autorité de l'État et l'ordre dans la rue." 

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Fifa Gate et Odebrecht 

Née le 5 juin 1981 à Ibarra, une ville des Andes septentrionales, Diana Salazar grandit dans une famille modeste, sa mère élevant seule quatre enfants. Lorsqu’elle a 16 ans, elle s’installe à Quito pour passer l’équivalent du Bac. Sa carrière débute en 2001, à l’âge de 20 ans. Encore étudiante en droit à l’Université centrale de Quito, elle commence à travailler au parquet de la province de Pichincha, en tant que greffière. En 2006, elle est promue secrétaire du procureur, et en 2011, elle devient procureure du sud de la province.  

Sa carrière fait un bond lorsqu’elle est nommée à la tête de l'unité anti-corruption du parquet. En 2015, elle dirige notamment l'enquête sur l’affaire dite "Fifa Gate", qui aboutit à la condamnation à 10 ans de prison de l'ancien président de la Fédération équatorienne de football, Luis Chiriboga, pour blanchiment d'argent. 

Diana Salazar participe également au chapitre équatorien de l’ affaire Odebrecht , un scandale de corruption autour du géant brésilien du BTP. Son enquête permet alors de rassembler une partie des preuves qui conduisent, en décembre 2017, à la condamnation de Jorge Glas, ancien vice-président de l'Équateur, à six ans de prison. Accusé d’avoir reçu 13,5 millions de dollars de pots-de-vin d’Odebrecht, Jorge Glas nie toutes les accusations et estime que Diana Salazar le persécute politiquement.  

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"L'affaire d’Odebrecht a été un véritable test pour Diana Salazar", analyse Sunniva Labarthe, docteure en sociologie politique à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales). "Beaucoup de gens pensaient qu'elle serait rapidement démise de ses fonctions avec les répercussions de cette affaire, mais elle a réussi à tenir bon jusqu’à aujourd’hui. Bien sûr, cela est probablement dû à des accords politiques, mais cela montre qu’elle est une figure crédible et stable." 

"Procureure 10/20" 

En 2019, Diana Salazar est élue à l'unanimité procureure générale de l'Équateur. Ses résultats au concours lui valent des critiques et le surnom de "procureure 10/20", car elle a obtenu seulement 10 points sur 20 à l'examen écrit (49/50 au dossier et 28,17/30 à l'oral, ce qui lui a permis d'obtenir une note globale de 88,17/100). 

"En Équateur, le poste de procureur général, que l’on appelle la 'fiscal', est devenu extrêmement important et scruté depuis la suppression du ministère de la Justice en 2018", souligne Sunniva Labarthe. "C’est une conséquence directe de la crise qui a suivi la passation de pouvoir entre Rafael Correa et Lenin Moreno. Ce dernier a été contraint de se séparer des partisans de son prédécesseur qui occupaient des postes importants dans l'État, y compris dans la justice." 

Dans ce contexte de crise institutionnelle et politique, Diana Salazar s'attaque à la corruption, notamment en poursuivant l'ancien président Rafael Correa en 2020. Elle recommande une peine de huit ans de prison, la peine maximale, après sa condamnation. Les détracteurs de la procureure générale lui reprochent alors de cibler l'ancien président au détriment d'autres enquêtes plus importantes. 

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L’exploit "Metastasis" 

En décembre 2023, son opération dite "Metastasis", "la plus grande de l'histoire contre la corruption et le trafic de drogue" en Équateur, selon la procureure, met au jour une "structure criminelle" impliquant des procureurs, des responsables pénitentiaires et des policiers "dont l'objectif était d'obtenir l'impunité et la liberté des personnes poursuivies ou condamnées" ainsi que d'introduire des objets interdits en prison. 

Au total, 31 personnes sont arrêtées au cours de 75 raids simultanés . Cette enquête, ouverte après l'assassinat, en 2022, en prison, de Leandro Norero, grande figure du narcotrafic, révèle alors l'étendue de la corruption et de l'infiltration du narcotrafic dans les plus hautes sphères du pouvoir.  

"Diana Salazar a le mérite d’avoir mené dans le plus grand secret son opération pour éviter que les narcotrafiquants ne soient prévenus des arrestations", souligne Emmanuelle Sinardet. "Réussir à maintenir une enquête confidentielle relève de l’exploit dans un pays où la corruption et l'influence du narcotrafic sont profondément ancrées dans les institutions publiques." 

Diana Salazar dit avoir passé au crible des milliers de messages et relevés téléphoniques, lui permettant de reconstituer le réseau de protection dont disposait Leandro Norero. Depuis ces révélations, la procureure est la cible de menaces de mort de la part de Los Lobos, l'une des principales organisations criminelles, dont le chef, Fabricio Colon Pico, s'est échappé de prison, la semaine dernière,  au lendemain de l'évasion d'un autre chef de gang, "Fito" . "Il ne faut pas oublier que toutes les autres personnes impliquées dans la lutte contre la corruption, notamment les avocats, les juges, les enquêteurs et les journalistes, sont également menacées", ajoute Sunniva Labarthe. "On ne peut que souhaiter à Diana Salazar de rester en vie".

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  1. Médaille Miraculeuse : récit des apparitions de Marie rue du Bac à Paris

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  2. 27 novembre : Apparition de la Vierge Marie à la Rue du Bac

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  4. Rue du Bac, Paris

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  5. La rue du Bac vue depuis le boulevard Saint-Germain, en direction de la

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  6. Les anciennes rues de Paris

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VIDEO

  1. Histoire

COMMENTS

  1. Apparitions mariales de la rue du Bac

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  7. Apparitions de la rue du Bac

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  8. Récit des apparitions à la rue du Bac

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  9. Apparition mariale

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  11. The Apparitions on Rue du Bac

    The apparitions on Rue du Bac took place in 1830 in Paris. A young novice, Catherine Labouré, saw the Virgin Mary three times. Our Lady revealed to her the miraculous medal. The history of these apparitions recognized by the Church is linked to the dogma of the Immaculate Conception.

  12. 1830 Paris : La médaille miraculeuse, Rue du Bac

    A 24 ans, après l'avoir longtemps espéré, elle entre enfin chez les sœurs de la charité, rue du Bac à Paris, le 21 avril 1830... Après les apparitions qui durent jusqu'en décembre, elle prendra l'habit et ira servir les pauvres dans la maison de Reuilly, dès le 30 janvier 1831.

  13. L'extraordinaire histoire de Catherine Labouré et de la médaille

    Tout a commencé le soir du 18 juillet 1830, vers 23h30. À la Maison des Filles de la Charité, rue du Bac, à Paris, une jeune novice de 24 ans, Catherine Labouré dort. Un enfant auréolé la réveille et l'invite à rejoindre la chapelle du couvent car la Sainte Vierge l'y attend. Catherine s'y rend en toute hâte.

  14. 3- 140 Rue du Bac, 1830

    3- 140 Rue du Bac, 1830. Classée par nous dans les Apparitions reconnues, même si pour des raisons diverses, elle n'a pas été formellement reconnue, compte tenu de ses liens forts avec les apparitions d'Amsterdam et de Rome 1842 et de la médaille miraculeuse. Par ailleurs, la voyante : Catherine Labouré, est canonisée.

  15. La Médaille Miraculeuse : apparition de Marie rue du Bac à Paris

    Visiter le site officiel de la Chapelle de la Rue du Bac. Adresse : 140 rue du Bac, 75006 Paris, Métro Sèvres-Babylone ou Vaneau. Chapelle de la Médaille Miraculeuse, apparition de la Vierge Marie à Catherine Labouré fille de la charité à paris, rue du Bac, en 1830.

  16. Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

    est un haut lieu de prière et de pèlerinage qui attire de nombreux fidèles venus du monde entier, désireux de se recueillir et demander la protection de la Vierge Marie. Ce sanctuaire est situé à Paris, au 140 Rue du Bac. En plein cœur de la ville, luit une lumière « d'un éclat ravissant ».

  17. Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse de Paris

    Article détaillé : Apparitions mariales de la rue du Bac. La chapelle est mondialement connue pour des événements survenus en 1830 : l' apparition de la Vierge à une jeune religieuse : Catherine Labouré.

  18. Histoire de la médaille miraculeuse

    A travers ses trois apparitions de la rue du Bac, à sainte Catherine Labouré, la Sainte Vierge est venue faire don aux hommes d'une médaille. La spécificité de cette médaille est d'avoir été comme dessinée par la Vierge elle-même.

  19. 140, rue du Bac : en plein cœur de la ville, luit une lumière

    En partance pour le Japon en 1930, il traverse la France et se rend rue du Bac (100 ans après les apparitions), à Lourdes et à Lisieux. Il distribue généreusement des médailles : « Ce sont mes munitions », dit-il.

  20. Apparition mariale : le message de Pellevoisin

    Lourdes, Rue du Bac, Pontmain, Pellevoisin, La Salette… Les noms des grands sanctuaires bâtis sur les lieux des apparitions mariales sont connus. Mais quels sont les messages qui y ont été délivrés par la Vierge Marie ? Aleteia vous propose de décrypter leur sens profond. Aujourd'hui, le message de Pellevoisin.

  21. Pourquoi tous les touristes visitent la chapelle de la rue du Bac

    Le 19 juillet 1830, la sœur Catherine Labouré y aurait eu une apparition de la Sainte Vierge… Au terme de leur entrevue, Marie lui demanda de retenir les images de cette apparition et de les faire graver sur une médaille, qui serait alors pourvue d'un pouvoir miraculeux.

  22. La chapelle de la rue du bac

    Située au cœur de Paris, la chapelle de la rue du Bac est un havre de paix. La chapelle miraculeuse est le lieu des apparitions de la Sainte Vierge à sainte Catherine Labouré en 1830. Elle y a confié la médaille miraculeuse qui n'a cessé de réaliser miracles, guérisons et conversions.

  23. Incivilités ou responsabilité de la mairie : pourquoi les rues de Paris

    La fin de la période de Noël a coïncidé avec l'apparition de nombreux conifères sur les trottoirs. La mairie a mis en place 176 points de collecte mais leurs horaires d'ouverture ne ...

  24. Diana Salazar, l'espoir de l'Équateur contre la corruption

    La procureure générale équatorienne, Diana Salazar, est une figure de proue de la lutte contre la "narcopolitique". Elle a mené des enquêtes qui ont conduit à l'arrestation de nombreuses ...

  25. Sainte Catherine Labouré : vie, apparitions, prières

    Là, rue du Bac à Paris, commencent les apparitions. Marie visite Catherine Labouré et la charge de faire frapper une médaille ! Elle, qui traira de ses mains quelques 100 000 litres de lait pour la communauté, obéit malgré mille obstacles : la Médaille miraculeuse est aujourd'hui diffusée dans le monde entier.